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actu & culture


ISLAMABAD - samedi 29 septembre 2007 à 10h11

La police pakistanaise réprime les avocats manifestant contre la candidature de Musharraf à sa succession


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La police anti-émeutes a tiré des gaz lacrymogènes et s'en est pris à coups de bâtons aux avocats pakistanais qui manifestaient samedi devant le siège de la Commission électorale, qui a validé la candidature à la présidentielle du 8 octobre du président-général Pervez Musharraf.

Au lendemain de la décision de la Cour suprême, qui avait rejeté les recours contre la candidature du président sortant, la Commission électorale l'a à son tour validée, a précisé un haut responsable de la Commission sous le couvert de l'anonymat.

La Commission n'a approuvé que cinq des 43 candidats, dont les deux principaux rivaux de Musharraf, l'ancien président de la cour suprême Wajihuddin Ahmed, présenté par des avocats, et Makhdoom Amin Fahim, vice-président du Parti du peuple pakistanais (PPP) de l'ancienne Première ministre Benazir Bhutto, a-t-il ajouté. La liste officielle devait être rendue publique plus tard samedi.

Environ 200 avocats, contestant la validité de la candidature de Musharraf puisqu'il n'a pas renoncé à son poste de chef des armées, ont tenté d'approcher le bâtiment, venant de celui de la haute cour voisine, déclenchant des scènes de chaos sur l'avenue de la Constitution: la police a tiré des grenades lacrymogènes et frappé les manifestants. Un journaliste a vu deux avocats blessés à la tête.

La télévision a aussi diffusé des images de la police arrêtant des manifestantes partisans de l'ancien Premier ministre Benazir Bhutto, au moins deux élus de l'opposition ont également été interpellés.

Les affrontements se sont poursuivis pendant au moins 90 minutes. Deux journalistes de la chaîne de télévision indépendante ARY ont été blessés, et selon la corresponsante Asma Shera, ils ont été visés délibérément.

Il s'agit de la première manifestation depuis le début de la répression contre l'opposition, il y a une semaine. Le gouvernement a arrêté des centaines de militants de l'opposition, avançant une menace à l'ordre public. Mais le président de la Cour suprême a exigé leur libération immédiate après que les forces de sécurité aient bouclé la capitale jeudi, jour où la candidature de Musharraf pour le scrutin du 6 octobre était présentée officiellement. AP

nc/v




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