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actu & culture


ISLAMABAD - dimanche 30 septembre 2007 à 09h03

Les journalistes pakistanais organisent une "journée noire" dimanche


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Les journalistes pakistanais ont décrété dimanche une "journée noire", pour condamner la répression policière contre les manifestations de la veille contre la candidature du général-président Pervez Musharraf à un second mandat de cinq ans.

Les affrontements de samedi ont fait 64 blessés, dont 13 policiers, 31 journalistes, deux députés et plusieurs passants, selon l'agence de presse officielle Associated Press of Pakistan.

Avocats et opposants manifestaient devant la Commission électorale, au jour où a été validée, parmi six candidatures, celle du président à la présidentielle du 6 octobre. La police les a chargés à coups de gaz lacrymogènes et de bâtons, avant de s'en prendre également aux journalistes venus couvrir la manifestation.

Les journalistes comptaient donc manifester à leur tour dimanche, porter des brassards noirs et hisser des banderoles noires sur les bâtiments de presse dans tout le pays, a expliqué Mushtaq Minhas, président du club de la presse d'Islamabad, alors que l'Union fédérale des journalistes du Pakistan, dénonçait les "tactiques honteuses" du gouvernement.

"Ce qui s'est passé hier était honteux, c'est le jour le plus noir dse l'histoire du Pakistan", a lancé Minhas, accusant le gouvernement de réprimer de plus en plus la presse indépendante.

Dans les échauffourées de samedi, le vice-ministre de l'Information Tariq Azim et un député pro-Musharraf ont également été blessés, pris à partie par des manifestants avant d'être secourus par la police.

Du coup, plusieurs journalistes sont désormais poursuivis, en vertu des lois anti-terroristes, car impliqués selon la police dans l'agression du ministre. "Nous condamnons ces tactiques dictatoriales", a dénoncé Minhas. AP

nc/v




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