Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Nicolas Sarkozy a fait savoir lundi à son homologue chinois Hu Jintao que la France n'est "pas favorable à l'indépendance" de Taïwan et est "fermement opposée" au projet de référendum prévu sur l'île en mars 2008 sur une adhésion aux Nations unies comme Etat-membre. Un référendum qu'il a qualifié d'initiative "inutile", "regrettable" et "injustifiée".
"Pour la France, il y a une Chine. La France n'est donc pas favorable à l'indépendance de Taïwan", a déclaré le président français lors d'une déclaration conjointe avec son homologue chinois au Grand palais du peuple de Pékin, au deuxième jour de sa visite d'Etat en Chine.
"Sur Taïwan, la position de la France est claire. Il n'y a du point de vue français qu'une seule Chine et Taïwan fait partie intégrante du territoire chinois", a-t-il martelé, assurant que ceci est "reconnu par l'immense majorité de la communauté internationale".
Nicolas Sarkozy a donc fustigé le projet de référendum prévu en mars prochain sur l'île sur une éventuelle adhésion à l'ONU en tant qu'Etat-membre à part entière. La France est "fermement opposée au projet de référendum sur une adhésion aux Nations unies sous le nom de Taïwan. C'est une initiative inutile, elle est donc regrettable. Je souhaite qu'elle ne soit pas poursuivie".
Pour la France, "toute remise en cause du statut quo par une initiative unilatérale doit donc être évitée, car toute initiative unilatérale serait une grave erreur", a-t-il ajouté. Un peu plus tôt, il avait indiqué que Paris était attaché à "l'unicité" de la Chine et "considérait que toute initiative unilatérale était inutile et injustifiée, notamment celle du référendum".
Il a néanmoins souhaité que cette question sensible en Chine soit "résolue par la négociation". "Il faut promouvoir le dialogue, la coopération et la stabilité de la région".
Pékin revendique Taïwan comme partie intégrante de son territoire, et menace de recourir aux armes si l'île, qui est gouvernée démocratiquement, déclare son indépendance.
"Il n'y a qu'une seule Chine, Taïwan en fait partie", avait déjà souligné dimanche l'Elysée, jugeant que le projet de référendum "n'aide pas". AP
sch/jp/ma
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|