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actu & culture


ANCHORAGE, Alaska - vendredi 30 novembre 2007 à 12h01

Les otaries de Steller moins nombreuses dans l'ouest de l'Alaska



La population des otaries de Steller, une espèce considérée comme menacée depuis 1997, ne croît plus sur les côtes sud-ouest de l'Alaska, s'inquiètent des scientifiques américains.

Alors que dans d'autres zones plus orientales de l'Alaska et en Californie, ces otaries continuent à voir leur population augmenter de 3 à 4% par an, le dernier recensement aérien sur la côte ouest continentale et les Iles Aléoutiennes a montré que la population de ce mammifère marin stagnait.

Certaines zones étaient plus peuplées, mais d'autres moins, selon les explication de Doug DeMaster, directeur du Centre scientifique des pêches d'Alaska, qui dépend de la structure fédérale NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) qui a réalisé l'enquête.

Les recensements aériens de population de ces animaux, qui remontent aux années 70, montraient qu'auparavant la population dans cette zone augmentait de 3% chaque année.

Le recensement de l'été 2007, bien qu'incomplet du fait de plusieurs zones non-survolées suite à des problèmes météorologiques et mécaniques, présente cette fois un niveau similaire à celui de 2004.

L'enquête a été réalisée par avion (équipé d'un appareil photo fixé sur son ventre) au-dessus de 260 sites entre la baie du Prince William jusqu'à l'île Attu, la plus à l'ouest des Aléoutiennes, entre le 9 juin et le 9 juillet, au moment où le maximum d'otaries sont sur les côtes pour la reproduction et les naissances.

Alors que dans les années 60, le nombre d'otaries de Steller sur ces côtes occidentales de l'Alaska s'établissait entre 200.000 et 250.000, il évolue aujourd'hui entre 45.000 et 50.000.

Les raisons de ce déclin historique restent obscures. La baisse des naissances est mise en évidence depuis la fin des années 70, peut-être suite à des maladies ou la pollution, mais peu de données existent à ce sujet, selon Lowell Fritz, un autre scientifique du Programme sur l'écosystème de l'Alaska.

Une autre des hypothèses, longtemps privilégiée, d'une forte mortalité des jeunes otaries suite aux attaques d'orques est en train d'être écartée, car le taux de survie a largement augmenté depuis 2000. Le faible taux de naissance s'expliquerait donc plutôt par la raréfaction des ressources halieutiques, selon M. Fritz, qui est peut-être liée à la pêche industrielle et au changement climatique. AP

lat/mw




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