Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
L'ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto est arrivé samedi à Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan, pour lancer sa campagne électorale. Elle avait présenté la veille le programme de son Parti populaire du Pakistan (PPP).
Benazir Bhutto a voyagé en véhicule blindé, sous escorte policière, entre la capitale Islamabad et Peshawar. Elle a été accueillie par des centaines de sympathisants du PPP qui ont scandé "Vive Benazir".
Ce déplacement se déroulait sous haute sécurité. Son retour au Pakistan en octobre avait été marqué par un violent attentat.
A l'occasion de sa venue à Peshawar, Benazir Bhutto a demandé le soutien des Pachtounes, ethnie à laquelle appartiennent la majorité des talibans. "Ils ont autrefois soutenu le Parti populaire du Pakistan et ils doivent à nouveau (le) soutenir", a-t-elle plaidé.
"Le Parti populaire du Pakistan doit leur fournir la sécurité, la paix et l'emploi et apportera le développement dans leurs secteurs pour que leurs problèmes soient résolus", a-t-elle poursuivi.
Elle a aussi répété ses accusations à l'encontre des autorités qui, selon elles, ont prévu de truquer les élections. Elle a ajouté que son parti prévoyait toujours toutefois d'y participer.
"C'est une décision difficile de participer ou non aux élections, parce que nos sympathisants nous ont informés que le gouvernement prévoit de truquer le scrutin", a-t-elle lancé à la foule.
Benazir Bhutto et un autre ancien Premier ministre, Nawaz Sharif, doivent se rencontrer à Islamabad pour discuter d'un possible boycott commun des élections. Elle a dit qu'elle ne les boycotteraient que si tous les partis d'opposition font la même chose.
Une coalition de six partis religieux ont aussi reporté leur décision concernant un éventuel boycott.
Après avoir cumulé pendant huit ans les fonctions de chef d'Etat et de chef des armées au grand dam de l'opposition, Pervez Musharraf a prêté serment jeudi pour un mandat présidentiel de cinq ans, purement civil, renonçant sous la pression à la principale base de son pouvoir depuis son coup d'Etat de 1999.
Le président a rapidement fait part de son intention de lever l'état d'urgence d'ici le 16 décembre et de rétablir la Constitution avant les élections législatives du 8 janvier, une des exigences de l'opposition et de la communauté internationale. AP
ir/pyr/v323
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|