Rechercher iBelgique
Accès aux services
Login :  
Mot de passe :  
OpenID :
Mot de passe oublié ? Inscrivez-vous ici


actu & culture


WASHINGTON - vendredi 28 decembre 2007 à 16h27

Un an après leur victoire aux législatives, les démocrates américains ont le moral en berne



Les démocrates américains avaient commencé l'année 2007 en fanfare, forts de leur nouvelle majorité au Congrès au moment où se profilait le début de la campagne présidentielle. Ils promettaient alors de travailler à la fin de la guerre en Irak, mais n'ont enregistré aucun progrès sur ce front, qui leur vaut aujourd'hui une cuisante impopularité.

La campagne pour la succession de George W. Bush à la Maison Blanche entrera quant à elle début janvier dans le vif du sujet avec les premières primaires: tant côté républicain que démocrate, le jeu est ouvert et toutes les surprises sont possibles.

Quand le nouveau Congrès a pris ses fonctions le 3 janvier, la courte majorité démocrate bénéficiait d'environ 65% d'opinions favorables. Les profondes divisions du parti sur la politique à mener en Irak, son incapacité à surmonter les conflits avec le président républicain George W. Bush et une série de reculs sur plusieurs projets de loi ont fait plonger la popularité des démocrates à 25%.

Ils ne sont pas parvenus à imposer une date pour le début du retrait des troupes d'Irak, qui a buté sur le veto du président Bush. Ils se sont également divisés sur la question de savoir s'il fallait ou non revoir à la baisse le financement des opérations et ont dû reconnaître que la violence avait décru sur le terrain, ce qui semble valider la stratégie de la Maison Blanche qu'ils avaient sévèrement critiquée. Aujourd'hui, ils doivent même se défendre, les républicains les accusant d'avoir traîné à débloquer des fonds qui auraient permis d'obtenir des résultats plus rapides.

Outre l'Irak, les démocrates ont échoué sur l'extension de l'assurance-maladie à 10 millions d'enfants et n'ont pas non plus pu aboutir à un compromis sur l'ambitieuse réforme sur l'immigration, qui aurait permis la régularisation d'un grand nombre d'étrangers sans papiers.

Ils ont toutefois réussi à réviser les règles éthiques sur le lobbying au Congrès, à augmenter le salaire minimum pour la première fois depuis dix ans ou encore à faciliter l'accès à l'enseignement supérieur. Ils ont même remporté une bataille contre Bush en surmontant, grâce à l'appui de 34 sénateurs républicains, le veto qu'il avait opposé à un projet de reconstruction des zones touchées par l'ouragan Katrina. "La guerre en Irak a éclipsé la plus grande partie de ce que nous avons fait", déplore Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants.

Et à l'heure où la campagne pour la présidentielle de 2008 commence à monopoliser toute l'attention, il devient plus difficile pour les candidats à l'investiture démocrate d'exploiter l'impopularité du président Bush.

Sur ce front, les choses sont également moins claires qu'il y a quelques mois. Hillary Clinton, qui fait toujours la course en tête chez les démocrates, voit son avance s'éroder au profit de Barack Obama, en particulier dans les Etats qui organiseront les premières primaires en janvier.

L'ancien maire de New York Rudolph Giuliani fait figure de favori dans le camp républicain, mais il pourrait ne pas emporter les premières primaires et ses concurrents progressent, en particulier Mike Huckabee. John McCain et Mitt Romney restent également bien placés pour obtenir l'investiture.

Selon David Rhode, professeur de science politique à l'université de Duke (Caroline du Nord, Sud-Est), cette situation s'explique par le fait que tous les prétendants ont d'importants défauts: Clinton susciterait une opposition trop franche chez ses adversaires pour espérer emporter la présidentielle, Obama manque d'expérience internationale et Edwards n'a pas beaucoup évolué depuis qu'il a perdu la dernière présidentielle aux côtés de John Kerry.

Pour les partisans du parti républicain, le dilemme est le même. Giuliani a affiché des positions trop centristes pour les électeurs de son parti, Romney inquiète à cause de son appartenance à l'Eglise mormone et McCain semble trop indépendant, analyse M. Rhode.

C'est l'Iowa qui ouvre le bal des primaires, les électeurs étant appelés à se prononcer le 3 janvier lors des caucus organisés dans cet Etat rural. AP

lp/v/nc




Rechercher #iBelgique#