Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Les émissaires de sept pays invités par le président vénézuélien Hugo Chavez à participer à l'opération de libération de trois otages des FARC ont pris samedi le chemin de Villavicencio, en Colombie.
Selon le représentant brésilien Marco Aurelio Garcia, on entre ainsi dans la "phase deux" de cette très médiatisée opération de récupération des otages, que Chavez a intitulé l'"opération Emmanuel", en l'honneur du petit garçon de Clara Rojas, né en captivité et qui aurait environ trois ans.
Les préparatifs de la libération de Clara Rojas, directrice de campagne d'Ingrid Betancourt, de son fils, et de la parlementaire Consuelo Gonzalez, traînent en longueur depuis plusieurs jours. La libération avait été envisagée pour Noël, mais a été retardée.
Du groupe d'"observateurs" internationaux, représentant la France, la Suisse, le Brésil, l'Argentine, l'Equateur, la Bolivie et Cuba, le plus prestigieux est l'ancien président argentin Nestor Kirchner, époux de la présidente actuelle. Ce dernier s'est envolé à bord d'un avion présidentiel argentin, tandis que les autres empruntaient des appareils du gouvernement vénézuélien.
Ils accompagnent le Commissaire à la paix du gouvernement colombien, Carlos Luis Restrepo, et des représentants du CICR (Comité international de la Croix-Rouge).
Selon Marco Aurelio Garcia, le groupe espère ensuite pouvoir s'envoler de Villavicencio pour le point de rendez-vous avec la guérilla, toujours secret, "au plus tard demain (dimanche) matin".
Le coordinateur général de l'opération, l'officier de marine à la retraite Ramón Rodríguez Chacín, a expliqué à la presse qu'il ne manquait plus que les coordonnées que doivent fournir les Forces révolutionnaires armées de Colombie pour passer à la phase trois.
Ces instructions des FARC resteront secrètes, a-t-il ajouté: seules le CICR et les pilotes des hélicoptères en auront connaissance.
Quant aux familles des otages, elles attendent au Venezuela que les détails de l'opération soient finalisés, a-t-il ajouté.
Auparavant, un haut responsable colombien s'exprimant sous le couvert de l'anonymat n'excluait pas non plus que l'opération soit une fois de plus retardée au-delà de dimanche soir.
Garcia aussi a reconnu que l'opération pourrait encore être retardée.
Précédant les émissaires internationaux, deux hélicoptères de fabrication russe appartenant au gouvernement vénézuélien mais arborant l'insigne de la Croix-Rouge, avaient décollé vendredi de l'aéroport vénézuélien de Santo Domingo, à environ 660 km de Caracas, pour gagner la Colombie et Villavicencio, ville à 75 km de Bogota.
Le président Chavez, a en personne supervisé le départ de ces hélicoptères et de la délégation vénézuélienne dirigée par le chef adjoint de la diplomatie Rodolfo Sanz.
Portant pour l'occasion le béret rouge de ses années de parachutiste, le bouillant Chavez avait fait de ce "top-départ" à l'"opération Emmanuel" un temps fort médiatique, épaulé par le cinéaste américain Oliver Stone et une autre médiatrice dans la crise des otages, la sénatrice de la gauche colombienne Piedad Cordoba. AP
nc/v
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|