Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Le ministre français de la Défense Hervé Morin a reconnu que la grâce annoncée du président tchadien Idriss Déby pour les six membres de l'Arche de Zoé était peut-être "un geste de reconnaissance indirect" du soutien de la France, dans la crise tchadienne.
"Le président Déby a employé des mots qui me semblent assez justes qui est l'idée du pardon: cette idée elle existe que la France l'ait aidé, dans le cadre des accords militaires qui sont les siens, ou qu'elle ne l'ait pas fait", a déclaré Hervé Morin sur France-Info vendredi.
Jeudi, Idriss Déby s'est déclaré "prêt à pardonner" les six membres de l'Arche de Zoé condamnés à huit ans de prison, pour avoir tenté d'emmener en France 103 enfants présentés à tort comme des orphelins du Darfour.
"Le président Déby a raison quand il considère qu'ils ont été sanctionnés en fonction du droit tchadien, que ces hommes et ces femmes sont désormais en France, et qui lui appartient éventuellement de faire le geste qui (leur) permettra (...) de pouvoir retrouver le plus rapidement possible la liberté", a ajouté le ministre.
Le président tchadien, qui a reçu ces derniers jours l'appui des soldats français face à l'offensive rebelle contre lui, fait "peut-être un geste de reconnaissance indirect en effet", a conclu Hervé Morin. AP
ljg/ma
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|