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actu & culture


PARIS - vendredi 15 fevrier 2008 à 09h09

Tchad: la France n'a pas négocié la grâce de l'Arche de Zoé contre une aide militaire, selon Hervé Morin



Le ministre français de la Défense Hervé Morin a affirmé vendredi que la France n'avait "absolument pas participé directement aux affrontements" au Tchad, et n'avait pas non plus négocié la grâce des membres de l'association de l'Arche de Zoé.

Revenant sur l'aide de Paris pour acheminer des munitions entre la Libye et le Tchad, Hervé Morin a expliqué sur LCI avoir "appliqué nos accords de coopération militaire, pas au-delà". "Les forces armées françaises n'ont absolument pas participé directement aux affrontements".

"On a tiré des coups de feu pour se protéger, pour protéger les ressortissants français lorsque nous les avons exfiltrés, et protéger la sécurité du dispositif, c'est-à-dire l'aéroport et son contrôle", a-t-il ajouté. "Et ce dans le cadre de la légitime défense".

Interrogé sur une négociation de la grâce des membres de l'Arche de Zoé contre une aide militaire, Hervé Morin a rétorqué "absolument pas". "Je n'ai jamais évoqué cette question avec Idriss Déby, c'est une initiative qu'il a prise et qu'on peut saluer".

Après le décret de l'état d'urgence jeudi au Tchad, "il n'est pas question d'augmenter les effectifs militaires" français, a assuré le ministre de la Défense. "Le dispositif qui est en place permet d'assurer la sécurité sans aucun problème majeur à N'Djamena".

"Heureusement que l'armée française est présente au Tchad, sinon qui aurait assuré la sécurité des ressortissants français, européens et étrangers? Heureusement que nous avons ce dispositif prépositionné", s'est félicité Hervé Morin.

"C'est une des grandes leçons de cette affaire, c'est que le dispositif des forces prépositionnées françaises en Afrique est un atout extraordinaire pour assurer nos intérêts stratégiques, la sécurité de nos ressortissants, et que nous puissions le faire aussi au nom des Européens", a-t-il conclu. AP

ljg/ma