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Tout en plaidant contre l'indépendance du Kosovo, le président serbe a promis lundi à l'ONU de ne pas recourir à la violence dans ce dossier qui oppose la Russie et la Chine aux Etats-Unis et aux pays européens.
Le président serbe, Boris Tadic, était venu devant le Conseil de sécurité de l'ONU pour la réunion d'urgence consacrée à cette question. La réunion a duré deux heures et demie sans accord sur une résolution ou sur une déclaration commune.
"La République de Serbie n'aura pas recours à la force", a déclaré M. Tadic, faisant référence au Kosovo. "D'un autre côté, la décision arbitraire représente un précédent, qui cause des dommages irréparables à l'ordre international".
La réunion a duré deux heures et demi et s'est achevée sans accord de résolution ni de déclaration commune.
"Les ambassadeurs des pays qui ont reconnu cet acte de sécession illégale viennent d'être rappelés à Belgrade pour consultation. Ils embarquent dans leurs avions à l'heure qu'il est", a déclaré aux journalistes le ministre serbe des Affaires étrangères Vuk Jeremic à l'issue de la réunion.
La Serbie, soutenue par ses alliés russe et chinois, a qualifié le Kosovo de violeur imprudent de la légalité internationale, après sa déclaration d'indépendance unilatérale dimanche.
Le président serbe Boris Tadic, récemment réélu et favorable au resserrement des relations avec l'Union européenne malgré la reconnaissance du Kosovo par certains de ses membres, s'est entretenu brièvement avec le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avant le début de la réunion d'urgence du Conseil de sécurité pendant laquelle il a rappelé que le Kosovo "est une part centrale de notre identité" qui appartient à la Serbie.
"Je vais être franc avec vous: c'est une situation dans laquelle un pays ami de la paix, dans lequel vit un peuple européen et fier, est dépossédé d'une partie de son identité, de sa tradition et de son histoire. Cet acte annule la légalité internationale, bafoue la justice et consacre l'injustice", a déclaré Tadic.
La réunion du conseil de sécurité avait commencé par un discours de Ban Ki-moon dans lequel le Secrétaire général de l'ONU a indiqué que le Kosovo continuerait à être administré par les Nations unies jusqu'à ce que la transition soit achevée. Il a ajouté qu'il envisageait "un rôle accru" de l'Union européenne dans la mission de l'ONU au Kosovo.
"Mes principaux objectifs consistent à assurer la protection et la sécurité de la population du Kosovo", a-t-il dit. AP
pyr/v676/ca/v690
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