Rechercher iBelgique
Accès aux services
Login :  
Mot de passe :  
OpenID :
Mot de passe oublié ? Inscrivez-vous ici


actu & culture


PEKIN - vendredi 14 mars 2008 à 15h56

Manifestations au Tibet: au moins deux morts, selon une radio



Au moins deux personnes ont été tuées dans des heurts entre Tibétains aux forces de sécurité chinoises vendredi à Lhassa, où une manifestation des moines bouddhistes a dégénéré, des magasins et voitures étant incendiés et des coups de feu entendus par des témoins américains.

Selon Radio Free Asia, des soldats utilisant des balles réelles et des gaz lacrymogènes ont tiré sur des manifestants qui incendiaient des véhicules et des commerces détenus par des Chinois dans le centre-ville.

La radio, financée par les Etats-Unis, cite des témoins qui rapportent avoir vu deux corps allongés sur le sol dans le quartier commerçant de Barkor, où se sont concentrées les manifestations. D'autres informations avancent un bilan plus élevé, mais sans donner de chiffres.

Depuis Dharamsala en Inde, le dalaï-lama a demandé que la Chine cesse d'utiliser la force contre les manifestations, estimant dans un communiqué que celles-ci exprimaient "le ressentiment très profond du peuple tibétain". Il se déclare également "très préoccupé" par la situation au Tibet et appelle Pékin au "dialogue", tout en exhortant les Tibétains à s'abstenir de recourir à la violence.

Selon l'ambassade des Etats-Unis à Pékin, des citoyens américains ont signalé des coups de feu et des voitures en flammes dans le principal quartier commerçant de la ville. Des groupes jetaient des pierres aux forces de sécurité et contre des fenêtres d'hôtels et de restaurants.

L'ambassade américaine a adressé un courriel à ses ressortissants de rester en dehors de la plus grande ville du Tibet au cinquième jour des protestations contre le pouvoir chinois.

La manifestation, qui a commencé lundi à l'initiative de quelques centaines de moines bouddhistes, a peu à peu attiré un grand nombre de civils Tibétains.

"Partout, c'est le chaos", a témoigné un guide tibétain qui s'exprimait sous couvert d'anonymat, par peur de représailles de la part des autorités. Il a ajouté que des policiers en tenue anti-émeutes, soutenus par des véhicules blindés, bloquaient les principales artères du centre-ville.

"Quand j'ai approché la place Potala (où se trouve l'ancienne résidence d'hiver du dalaï-lama, NDLR), j'ai entendu des tirs de canons, plus forts que des coups de feu. D'autres personnes m'ont dit que la police lançait des gaz lacrymogènes à l'ouest de Potala", a-t-il poursuivi.

Les manifestants, qui entament leur cinquième jour de protestation contre le régime chinois, mettent Pékin dans l'embarras. La Chine, qui occupe depuis 57 ans le Tibet, souhaite, à l'approche des Jeux Olympiques d'août, donner l'image d'un pays uni et prospère. AP

pf/v0351-423/lma




Rechercher #iBelgique#