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actu & culture


PEKIN - jeudi 20 mars 2008 à 05h27

Un média chinois reconnaît pour la première fois l'étendue des manifestations tibétaines à des provinces voisines



Pour la première fois depuis le début de la crise tibétaine il y a six jours, un média officiel chinois a reconnu jeudi que les manifestations s'étaient étendues à plusieurs autres provinces du pays.

L'agence gouvernementale Chine Nouvelle évoque des "émeutes dans des zones très peu peuplées où vivent des minorités tibétaines, dans les provinces du Sichuan et du Gansu, voisines du Tibet".

Le reportage diffusé par ce média officiel rapporte que des manifestants tibétains ont pris d'assaut des "magasins et des bâtiments gouvernementaux", dimanche, dans le nord-ouest de la province du Sichuan. Selon l'agence de presse, d'autres incidents similaires se sont produits dans cinq villes du sud de la province du Gansu.

La répression des manifestations tibétaines contre l'autorité chinoise a déjà fait au moins 80 morts, selon le gouvernement tibétain en exil. Pékin a annoncé pour sa part 16 morts et 325 blessés, ainsi que 300 bâtiments incendiés.

Lancé dans le calme par des moines bouddhistes le 10 mars, à l'occasion de l'anniversaire du soulèvement de 1959 contre le régime communiste, le mouvement a pris une tournure plus violente à partir de vendredi, à Lhassa.

D'après Chine Nouvelle, 170 manifestants tibétains se seraient présentés spontanément à la police chinoise, le régime ayant promis la clémence aux repentis.

Le quotidien "Daily Tibet" rapporte par ailleurs que 24 personnes ont été arrêtées, accusées d'avoir menacé la sécurité nationale et de s'être rendues coupables d'autres "crimes graves".

"Ces incidents ont sévèrement troublé l'ordre public, mis en danger la vie de personnes et endommagé des biens", rapporte le journal local, citant le procureur adjoint de Lhassa, Xie Yanjun.

Plus loin, ce représentant de l'autorité chinoise évoque des "actions planifiées et hors la loi", accusant directement "la clique du dalaï lama" d'être à l'origine des violences et promettant une réponse "guidée par la loi" aux responsables présumés. AP

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