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George Bush a promis lundi "un résultat à la hauteur du sacrifice" des soldats américains tués en Irak depuis cinq ans, alors que les pertes humaines de l'US Army viennent de franchir la barre des 4.000 morts.
"Un jour les gens reviendront sur cette période de l'histoire et diront 'Grâce à Dieu, il y a eu des personnes courageuses, prêtes à servir (leur nation), et qui ont jeté les bases de la paix pour les générations à venir'", a dit le président américain aux responsables du département d'Etat, à Washington. "Je jure que jusqu'à la fin de mon mandat je m'assurerai que ces vies n'ont pas été perdues en vain", a-t-il ajouté.
"Je témoigne de notre plus profonde compassion envers les familles des victimes. J'espère que celles-ci savent combien les citoyens prient pour leur bien-être et leur force", a-t-il poursuivi.
D'après les conseillers de la Maison blanche, George Bush pourrait suivre les recommandations du général Petraeus, chef des forces armées en Irak, qui prône une pause dans les réductions des troupes dans les semaines à venir.
"Notre stratégie aura pour but d'assurer la victoire et la sécurité en Amérique", a précisé le président Bush, ajoutant qu'il était important que des "jeunes démocraties" comme l'Irak survivent en ce début de siècle.
Depuis l'invasion américaine le 20 mars 2003, plusieurs dizaines de milliers de civils irakiens ont été tués, même si le bilan exact peine à être établi en raison de la difficulté à recueillir des informations précises. Iraq Body Count, un organisme respecté qui réunit les bilan sur la base des informations de presse, estime qu'entre 82.349 et 89.867 civils irakiens ont péri dans le conflit.
D'une façon générale, le nombre des violences contre les civils irakiens a diminué. Une amélioration toute relative d'autant que les dernières semaines ont été marquées par plusieurs attentats importants, soulignant l'extrême instabilité de la situation et la capacité de résistance des groupes extrémistes sunnites et chiites.
La persistance des violences depuis cinq ans a retourné l'opinion américaine désormais fortement hostile à l'intervention. La guerre en Irak constitue l'un des grands sujets de la campagne présidentielle en cours, les deux candidats à l'investiture démocrate Barack Obama et Hillary Clinton promettant tous deux un retrait rapide s'ils sont élus.
Le candidat républicain John McCain, continue à prôner de son côté un maintien des effectifs en Irak, persuadé que les Etats-Unis sont sur la voie du succès. AP
og/v
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