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actu & culture


PARIS - mardi 25 mars 2008 à 12h42

Afghanistan: la France pourrait déployer des forces supplémentaires dans le cadre d'une "approche globale", selon Morin


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Le ministre de la Défense Hervé Morin a déclaré mardi qu'un "éventuel accroissement" de l'implication française en Afghanistan, auquel réfléchit le président Nicolas Sarkozy, est conditionné à une "approche globale" de la situation dans le pays, et notamment à la mise en oeuvre d'un "vrai plan de développement".

Estimant dans un entretien accordé à l'Associated Press que les troupes de l'ISAF (Force d'assistance internationale à la sécurité) "ont un contrôle global de la situation militaire" sur le terrain, il a repoussé toute confirmation du déploiement de soldats supplémentaires -évoqué à plusieurs reprises dans la presse française et internationale- au sommet de l'OTAN, la semaine prochaine à Bucarest.

"Il n'y a aucune décision de prise en la matière", a-t-il assuré, alors que le "Times" de Londres évoquait ce week-end l'envoi d'environ 1.000 hommes. "On examine des hypothèses", a-t-il déclaré, qui seront ou non validées "en fonction des discussions qui auront lieu" au sommet de l'Alliance atlantique entre le 2 et le 4 avril.

"Le président de la République a écrit à ses homologues en leur disant que l'implication française -et éventuellement l'accroissement de l'implication française- devait être examinée dans une approche globale", a déclaré M. Morin, consistant à "considérer que la solution n'est pas uniquement militaire".

Selon le ministre, il faut "réfléchir aux règles de gouvernance", à "une meilleure coordination des moyens civils et des moyens militaires", à une "'Afghanisation' des institutions et à un "vrai plan de développement de l'Afghanistan".

M. Morin a également semblé privilégier un renforcement du dispositif autour de la capitale afghane, alors que les Américains souhaiteraient un engagement français plus fort dans les zones jugées plus dangereuses, comme le Sud. "On est sur Kaboul. On a plus naturellement intérêt, si nous y allons, de compléter un dispositif, plutôt que d'éventuellement aller dans une autre zone", a-t-il jugé, ajoutant cependant: "Après, il peut tout à fait y avoir telle ou telle force militaire qui aille dans telle autre zone."

Evoquant les violences sur le terrain, M. Morin a assuré que l'ISAF avait un "contrôle global de la situation militaire", "ce qui n'empêche pas bien entendu des attaques de talibans dans telle ou telle place".

La France compte actuellement 1.500 soldats en Afghanistan, dont près des deux tiers sont stationnés à Kaboul. AP

mgh/cov/mw/st