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actu & culture


PARIS - mercredi 26 mars 2008 à 09h44

Le nº2 de l'ambassade de Chine en France nie qu'il y ait eu une "répression" au Tibet



Pékin a "remarqué" la proposition de médiation de la France entre la Chine et les Tibétains en exil mais la solution proposée "devra être basée sur la vérité", a déclaré mercredi le n°2 de l'ambassade de Chine en France Qu Xing, refusant notamment l'emploi du terme "répression" pour décrire l'intervention de la police chinoise au Tibet.

"Nous avons remarqué que le gouvernement français a émis le souhait de trouver une solution à cette situation, seulement toute solution devra être basée sur la vérité, sur les faits", a-t-il déclaré sur Europe-1.

Qu Xing a notamment affirmé qu'"aucune arme mortelle n'a été utilisée, ni même portée, par la police" chinoise envoyée au Tibet lors des manifestations de Lhassa.

"Je n'admets pas l'utilisation de l'expression 'répression' (sinon) il faut aussi parler des violences", a-t-il ajouté. "Ce sont les indépendantistes qui se sont livrés à des violences (...) pour réaliser leurs visées en profitant des Jeux olympiques, c'est ça le problème".

A la question de savoir si la Chine accepterait de laisser entrer une mission diplomatique des Nations unies pour enquêter sur ce qui s'est passé au Tibet, Qu Xing a répliqué: "Est-ce que vous avez laissé une mission diplomatique des Nations-unies pour voir ce qui s'est passé à Villiers-le-bel?".

Il a enfin affirmé que "la porte est toujours ouverte" pour un dialogue de Pékin avec le dalaï lama, "seulement les violences qui se sont produites récemment à Lhassa ont endommagé considérablement la base du dialogue". AP

pf/ljg