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actu & culture


BRDO PRI KRANJU, Slovénie - samedi 29 mars 2008 à 19h02

Les chefs de la diplomatie de l'UE expriment leur "forte préoccupation" sur le Tibet sans aller plus loin



Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont fait part samedi de leur "forte préoccupation" sur la situation au Tibet, en contournant la question du rôle de la Chine dans les violences.

Avant le début de ce "Gymnich", réunion informelle des chefs de la diplomatie de l'UE, en Slovénie, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait souligné la nécessité d'une "réponse européenne" aux violences au Tibet.

Une réponse plus brève que ferme: dans une déclaration commune samedi, les chefs de la diplomatie des 27 Etats-membres réitèrent leur "forte préoccupation devant les événements dans la région autonome chinoise du Tibet" et appellent à la "fin des violences". Ils demandent également que les personnes arrêtées soient traitées dans le respect des "normes internationales".

Les ministres annoncent qu'ils continueront à porter attention à la situation des droits de l'Homme en Chine", mais ne lient pas directement Pékin à la répression des manifestations tibétaines. La déclaration ne mentionne pas non plus les Jeux olympiques.

"Nous séparons la question des droits de l'Homme et du dialogue interculturel d'événements comme les Jeux Olympiques", a expliqué devant la presse, le ministère slovène des Affaires étrangères Dimitri Rupel, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE.

Ce choix laisse à chaque pays de l'UE le soin de décider individuellement d'être représentés ou non, et à quel niveau, cérémonie d'ouverture des Jeux.

D'ores et déjà, l'Allemagne ne devrait pas être représentée au niveau ministériel, ni le ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier ni la chancelière Angela Merkel ne comptant aller à Pékin, tout comme le président Horst Köhler.

Mardi, le président français Nicolas Sarkozy avait été le premier dirigeant européen à envisager l'éventualité d'un boycott de la cérémonie d'ouverture des JO en signe de protestation contre la répression chinoise au Tibet, estimant que toutes les options étaient ouvertes. Les Pays-Bas, la Suède et plusieurs autres Etats-membres l'ont d'ores et déjà exclu.

De son côté, le président du Parlement européen a invité le dalaï lama à venir devant l'assemblée et de nombreux députés européens ont demandé aux dirigeants des 27 de boycotter les cérémonies d'ouverture et de clôture des Jeux. AP

sb/v322