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La présidente argentine Cristina Fernandez a exhorté lundi les éleveurs et les céréaliers de son pays à cesser immédiatement leur grève entamée il y a 19 jours, et dont les conséquences économiques commencent déjà à se faire sentir.
Opposés à un décret gouvernemental instaurant une taxe d'exportation sur plusieurs produits agricoles, les confédérations paysannes argentines ont mis en place des barrages sur les principales autoroutes du pays, soucieuses de bloquer toutes les exportations de viande de boeuf, de blé et de soja.
"Au nom de tous les Argentins, je vous le demande une fois pour toutes (...), laissez circuler les camions", a demandé Cristina Fernandez, alors que les principaux acteurs du conflit ont décidé de prolonger leur mouvement jusqu'à au moins mercredi, insatisfaits par les concessions proposées par la présidence.
"Nous sommes là pour discuter. Nous sommes ouverts au dialogue", a-t-elle répété, s'inquiétant des pénuries de certains produits agricoles enregistrées à travers le pays.
Les taxes sur le soja ont été rehaussées il y a une semaine de dix points, passant ainsi de 35% à 45%. Différentes augmentations ont été par ailleurs enregistrées sur le maïs ainsi que sur d'autres produits.
Pour la présidente, les éleveurs et les agriculteurs du pays ont largement tiré profit de la croissance de ces cinq dernières années, et ceux-ci doivent désormais partager les fruits de la richesse créée avec le reste de la population. Ces taxes à l'exportation doivent par ailleurs aider à maîtriser l'inflation, selon Buenos Aires. AP
og/v0763
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