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Le Premier ministre François Fillon a expliqué mardi qu'il reprendrait "l'argumentation de Lionel Jospin" pour expliquer au Parlement qu'il ne peut pas "engager la confiance de son gouvernement" sur l'envoi de renforts en Afghanistan.
En 2001, le Premier ministre Lionel Jospin avait décidé d'envoyer des forces en Afghanistan, après avoir expliqué "qu'il ne pouvait pas engager la confiance de son gouvernement sur une opération qui était une opération de maintien de la paix, qui n'avait rien à voir avec une déclaration de guerre", a rappelé François Fillon sur France-Inter. "Et donc, je reprendrai l'argumentation de Lionel Jospin cet après-midi à l'Assemblée nationale."
François Fillon a aussi rappelé que le vote décidé lors de la première guerre du Golfe, cité en exemple par l'opposition pour réclamer un vote sur l'envoi de renforts français en Afghanistan, était "un vote de confiance sur la politique du gouvernement" de Michel Rocard, et non simplement sur l'intervention militaire.
Alors qu'on lui rappelait qu'il s'était trompé dimanche soir en affirmant: "il n'y a jamais eu de vote dans notre pays sur l'envoi de forces", le Premier ministre a fait valoir qu'il ne se trouvait pas en France ce jour-là. "Le 16 janvier (1991), moi j'étais en Arabie saoudite avec les forces françaises", a-t-il affirmé. "Je fais amende honorable."
Le Premier ministre a aussi répété qu'un retrait d'Afghanistan signifierait "le retour des talibans" et "la victoire d'Al-Qaïda". Ce serait "une vraie défaite pour tous ceux qui défendent la liberté", a-t-il fait valoir.
Il a expliqué que la France défendait "une nouvelle stratégie", avec trois conditions: que l'aide publique à l'Afghanistan soit augmentée, qu'il y ait une "afghanisation" du maintien de l'ordre et que "les autres alliés s'engagent simultanément sur une augmentation de leurs troupes". AP
lp/ljg
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