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actu & culture


ROME - lundi 14 avril 2008 à 00h25

Les Italiens aux urnes pour des législatives anticipées


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Les Italiens ont commencé à voter dimanche pour des élections générales anticipées organisées sur deux jours, qui voient s'affronter le vétéran conservateur Silvio Berlusconi, favori des sondages, et l'ancien maire de Rome, Walter Veltroni, à la tête d'un nouveau parti de centre-gauche.

A 22h (20h GMT), le taux de participation aux élections à la Chambre des députés (chambre basse du Parlement) était de 62,5%, en baisse de quatre points par rapport au précédent scrutin de 2006 à la même heure (66,5%), selon le ministère de l'Intérieur.

Les 61.225 bureaux de vote répartis dans tout le pays ont ouvert dimanche à 8h (06h GMT) pour fermer à 22h (20h GMT). Ils rouvriront lundi de 7h (05h GMT) à 15h (13h GMT). Les premiers sondages sortie des urnes sont attendus lundi après-midi, à la clôture du scrutin. Quelque 47 millions d'électeurs sont appelés aux urnes.

Malgré le bilan controversé de sa précédente présidence du Conseil (2001-2006), "Il Cavaliere", 71 ans, entend bien prendre la tête du prochain gouvernement, pour la troisième fois en 14 ans, et renvoyer le centre-gauche à ses études.

Les derniers sondages autorisés, qui datent d'il y a deux semaines, donnaient toujours l'avantage à la coalition de droite dirigée par Berlusconi, mais le centre-gauche de Veltroni, 52 ans, semblait refaire quelque peu son retard. L'ancien maire de Rome a pu ainsi exprimer, dans les derniers jours de campagne, sa conviction d'une remontée de son camp et d'une possible victoire au finish. Une des clés du scrutin résidait dans le comportement des indécis, qui étaient encore nombreux avant le vote.

Miné par son impopularité et par une majorité chancelante au Sénat, le président du Conseil sortant, Romano Prodi, ancien président de la Commission européenne, à la tête d'un gouvernement de centre-gauche, a dû jeter l'éponge trois ans avant la fin prévue de son mandat et seulement 20 mois après son arrivée au pouvoir.

Après l'effacement de Prodi, c'est l'ancien maire de Rome, 52 ans, soit 19 ans de moins que Berlusconi, qui s'est lancé dans la bataille, après avoir pris soin de rompre avec la gauche radicale et de fonder une nouvelle formation de gauche recentrée, le Parti démocrate (PD), issu de la fusion des Démocrates de gauche et de la Marguerite, petit parti modéré. Le PD est allié à une petite formation dirigée par l'ancien magistrat anti-corruption Antonio Di Pietro.

Lors de ce scrutin, Berlusconi, à la tête d'une coalition baptisée Peuple de la liberté (PDL) regroupant son parti Forza Italia et l'Alliance nationale (anciens néo-fascistes devenus droite nationale), avec le soutien de la Ligue du Nord (anti-immigration), semblait assuré de décrocher la majorité à la Chambre des députés grâce à la prime majoritaire attribuée nationalement, système de bonus qui permet au parti arrivé en tête d'obtenir une majorité automatique en sièges dans cette assemblée.

En revanche, les scores s'annonçaient plus serrés au Sénat (chambre haute du Parlement) en raison d'un système plus complexe de prime, accordé région par région, et non nationalement. Le gouvernement Prodi est d'ailleurs tombé en raison d'une majorité trop juste au Sénat et de la défection d'un petit parti mécontent.

Les électeurs sont appelés à renouveler les 630 sièges de la Chambre des députés et les 315 sièges du Sénat (chambre haute du Parlement). Plusieurs millions d'électeurs se rendaient également aux urnes pour participer à des élections locales et municipales dans plusieurs centaines de villes, dont la capitale Rome. AP

tl/mgh/sop/v0374




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