Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Les autorités iraniennes ont exclu dimanche que l'explosion meurtrière survenue samedi soir dans une mosquée de Shiraz, dans le sud de l'Iran, soit le fait d'un attentat à la bombe, préférant parler d'un accident lié à la présence de munitions dans ce lieu de culte.
Selon l'agence officielle IRNA, la déflagration a fait 11 morts et 191 blessés, certains grièvement touchés.
Elle s'est produite au moment du prêche d'un imam contre le wahhabisme et la foi bahá'íe interdite dans le pays après la révolution islamique de 1979, alors que plusieurs centaines de fidèles se trouvaient à l'intérieur de l'édifice.
Le vice-ministre iranien de la Sécurité, Abbas Mohataj, a assuré dimanche que cette explosion était "le résultat d'un incident". Il n'a pas fourni d'autres précisions.
Le général Ali Moayyedi, chef de la police pour la province de Fars (sud), a pour sa part déclaré qu'il "rejetait" la possibilité d'une action terroriste ou de "toute sorte d'insurrection".
Il a ajouté, selon IRNA, que les premières investigations faisaient état de restes de munitions provenant d'une exposition militaire qui s'était récemment tenue dans la mosquée.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mohammad Ali Hosseini, a lui affirmé dimanche qu'une organisation n'avait revendiqué une quelconque action à la suite de cette explosion.
La veille, un responsable des forces de police cité par l'agence semi-officielle Fars avait pourtant déclaré que l'explosion était due à une bombe artisanale. Selon une jeune femme interrogée par l'agence, quelque 800 fidèles se trouvaient à l'intérieur de la mosquée au moment de la déflagration.
Ces dernières années, l'Iran a été confronté à plusieurs mouvements d'insurrection religieux et communautaires, qui se sont traduits par des attentats isolés mais meurtriers.
En février 2007, un véhicule chargé d'explosifs a sauté près d'un autocar qui transportait des Gardiens de la révolution, corps d'élite des forces iraniennes de sécurité, tuant onze d'entre eux et en blessant plus de 30 autres dans le sud-est de l'Iran. Un groupe sunnite, auquel ont été imputés une série d'attentats contre les forces iraniennes, avait revendiqué la responsabilité de l'attentat.
Parallèlement aux violences dans le sud-est, des attentats ont été imputés à des militants sunnites dans la localité d'Ahvaz (ouest), près de la frontière avec l'Irak, dont des explosions qui ont fait neuf morts en 2006. AP
tl/v141
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|