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L'ancien président américain Jimmy Carter s'est attiré les foudres d'Israël en donnant l'accolade mardi à un haut responsable du Hamas lors d'une réception en Cisjordanie.
En visite au Proche-Orient de sa propre initiative pour tenter de rapprocher les différentes parties du conflit israélo-palestinien, l'ancien président démocrate, négociateur des accords de Camp David entre Israël et l'Egypte et lauréat du prix Nobel de la Paix, a donné l'accolade à l'ancien vice-Premier ministre du Hamas Nasser Shaer, lors d'une réception à Ramallah pour des notables palestiniens.
Ce signe amical, rapporté par des participants à cette réception à huis clos organisée par les services de M. Carter, a suscité de vives critiques de la part des autorités israéliennes, qui ont accusé l'ancien président de "donner de la crédibilité" au terrorisme.
"La position officielle du Hamas à ce jour est qu'il ne négociera pas avec Israël ou ne le reconnaîtra sous aucune circonstance", a déclaré Yigal Palmor, du ministère israélien des Affaires étrangères. "Jimmy Carter a donné de la crédibilité à cette position par sa présence, et on ne peut que se demander en quoi cette attitude est censée promouvoir la paix et la compréhension".
Durant sa tournée proche-orientale, M. Carter doit se rendre en Arabie saoudite, en Egypte, en Jordanie et en Syrie, où il doit rencontrer le chef du Hamas en exil Khaled Machaal.
Alors que l'Etat hébreu a fait connaître son mécontentement et que la Maison Blanche a fait savoir qu'elle désapprouvait sa décision de dialoguer avec le Hamas, M. Carter s'est justifié en déclarant qu'Israël et les Etats-Unis devraient cesser leur stratégie d'isolation du Mouvement de la résistance islamique, qui contrôle la Bande de Gaza depuis juin dernier, suite à des affrontements avec le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas.
"Puisque la Syrie et le Hamas devront être impliqués dans un accord de paix définitif, ils doivent être impliqués dans les discussions qui mènent à la paix définitive", a-t-il souligné.
Sa visite avec Khaled Machaal à Damas est prévue pour vendredi.
M. Carter n'a pas été reçu par le Premier ministre israélien Ehoud Olmert, mais par le président Shimon Pérès, aux prérogatives largement symboliques. Ce dernier a également critiqué M. Carter pour sa décision de rencontrer le leader du Hamas en Syrie. AP
mgh/v540
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