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Vainqueur des élections législatives en Italie, Silvio Berlusconi a déclaré mercredi qu'une des priorités de politique étrangère de son troisième mandat de Premier ministre sera de rapprocher le Russie de l'Europe, annonçant qu'il recevrait dès jeudi le président russe Vladimir Poutine, dont il a toujours été proche.
M. Berlusconi a également déclaré qu'il avait été invité par le président américain George W. Bush pour un "dîner de célébration". Il s'est enfin défendu d'avoir commis une nouvelle gaffe internationale en suggérant, la veille, que le nouveau gouvernement espagnol comprenait trop de femmes.
"Il Cavaliere" dessinait ainsi les contours de son retour sur la scène diplomatique, qui sera fait de retrouvailles et de nouvelles relations, comme avec le président français Nicolas Sarkozy. M. Berlusconi a déclaré avoir déjà "pris une vingtaine de rendez-vous".
Il recevra M. Poutine durant deux jours à partir de jeudi, dans le cadre privé d'une de ses villas en Sardaigne. M. Berlusconi a déclaré que les relations bilatérales, mais aussi celles, souvent compliquées, entre la Russie et l'Europe, seraient au programme.
"Je pense qu'il n'y a qu'un Occident, et qu'il doit nécessairement inclure la Russie", a souligné le futur président du conseil italien. "Nous allons travailler sur cette voie avec tous les moyens disponibles et l'expérience que nous avons acquise".
Le conservateur italien a mainte fois soutenu M. Poutine, le qualifiant de véritable démocrate.
Concernant ses retrouvailles avec M. Bush, un autre proche, M. Berlusconi a déclaré qu'un "dîner de célébration" était planifié, mais qu'aucune date n'avait été arrêtée.
Il avait déjà annoncé, par ailleurs, que sa première visite officielle en tant que Premier ministre serait en Israël, un autre allié qu'il qualifie de seule démocratie du Proche-Orient.
Les relations ont toujours été plus compliquées avec ses voisins européens. Connu pour ses nombreuses facéties, comme lorsqu'il avait suggéré à un eurodéputé allemand de jouer le rôle de capo dans un film sur les camps de concentration, Berlusconi a déclaré lors d'un entretien radiodiffusé mardi qu'il avait gentiment critiqué le Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero pour avoir nommé "un gouvernement qui à mon avis est trop rose". Le nouveau gouvernement de M. Zapatero comporte huit hommes et neuf femmes.
Devant les critiques venues notamment d'une ministre espagnoles, M. Berlusconi a tenté de calmer la situation mercredi en déclarant que "apprécier depuis longtemps la couleur rose dans ce gouvernement", assurant qu'il se tiendrait étroitement informé de son action.
"Il est possible que les membres féminins prennent une série de mesures découlant de la vie quotidienne, de la réalité concrète du fait d'être une mère, une épouse et peut-être également une femme qui travaille", a-t-il ajouté. AP
mgh/v604
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