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Les monastères bouddhistes de Lhassa devraient reprendre leurs activités religieuses, interrompues après les manifestations anti-chinoises et leur répression le mois dernier, rapporte samedi l'agence officielle chinoise Chine Nouvelle.
Selon l'agence, qui ne précise pas de date pour cette reprise, l'un des principaux monastères de la capitale tibétaine, le Drepung, va organiser des services cinq fois par mois. Les monastères devraient aussi s'ouvrir au tourisme dans un "proche avenir", ajoute Chine Nouvelle, qui cite Tubdain Cewang, vice-président de l'assemblée tibétaine.
Les responsables du monastère n'ont pu être joints samedi.
Les monastères de Jokhang, Drepung et Sera à Lhassa avaient été encerclés par les forces de l'ordre après le début des troubles le 14 mars. Depuis, des équipes d'enquêteurs gouvernementaux ont investi les monastères, traquant les moines ayant participé aux manifestations.
Selon la Campagne internationale pour le Tibet, une équipe d'"éducation patriotique" a été envoyée la semaine dernière à Drepung, et les vivres commencent à manquer dans les monastères de Lhassa, que les moines ont interdiction de quitter. La campagne d'"éducation patriotique" exige des moines qu'ils pratiquent la dénonciation rituelle du Dalaï lama, chef spirituel en exil du bouddhisme tibétain, et reconnaissent l'autorité du Panchen lama investi par Pékin.
De son côté, le quotidien en anglais "China Daily" affirmait que le Tibet allait "bientôt" rouvrir ses portes au tourisme, mais sans citer de date.
Aucun étranger n'a obtenu de permis de visite au Tibet depuis les émeutes de mars, qui ont fait selon le gouvernement chinois 22 morts, mais dont la répression a fait plus de 140 victimes selon le gouvernement tibétain en exil.
Les responsables du tourisme avaient auparvant annoncé que les voyages organisés seraient à nouveau autorisés à compter du 1er mai, mais les organisateurs de voyages à Lhassa ont ensuite dit que cette décision avait été annulée. Les responsables invoquaient la nécessité de gérer dans le calme le passage du relais de la flamme olympique au sommet de l'Everest en mai, et des inquiétudes quant à la sécurité à Lhassa. AP
nc/v
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