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"Je ne veux pas qu'on mette la Chine au ban de l'humanité", a déclaré jeudi soir Nicolas Sarkozy, qui a souligné la nécessité de ménager Pékin, tout en insistant sur son "intransigeance sur la question des droits de l'Homme".
Se disant "choqué" par la répression chinoise au Tibet, le président a expliqué sur TF1 et France-2 qu'il essayait de "de créer les conditions d'un dialogue entre le Dalaï Lama et les autorités chinoises".
"Il y a encore quatre mois pour y arriver" avant le début des Jeux olympiques de Pékin, a-t-il observé, réservant de nouveau sa décision de participer ou non à la cérémonie d'ouverture des JO.
A ce moment-là, "chacun prendra ses responsabilités", a-t-il dit. "Je les prendrai en tant que président de l'Union européenne", a ajouté le président français, soulignant la nécessité d'une position européenne sur ce point.
Quant à la décision du Conseil de Paris d'octroyer au Dalaï Lama une citoyenneté honorifique, il l'a implicitement condamnée. "Il faut essayer qu'il y ait le moins de blessures d'amour-propre possible", a-t-il simplement répondu sur ce point. AP
lp/mw
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