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Répétant son opposition à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, le président Nicolas Sarkozy a promis jeudi qu'il organiserait un référendum en France si la question était posée. En revanche, il s'est dit opposé à "l'automaticité du référendum", qu'il n'emploierait donc pas pour un élargissement aux Balkans, par exemple.
Expliquant que "c'était une erreur de rendre le référendum automatique", comme l'avait fait Jacques Chirac pour tout nouvel élargissement de l'UE, M. Sarkozy a souligné que "le référendum est possible, il n'est plus automatique" dans le projet de réforme des institutions en préparation. Le texte récemment adopté en conseil des ministres supprime l'obligation, instaurée par M. Chirac en 2005, d'un référendum sur l'éventuelle entrée de la Turquie dans l'UE. Le gouvernement aura le choix entre une ratification par le Parlement et un référendum.
"Je ferai un référendum sur la seule question de la Turquie", a-t-il déclaré. Le président s'est en revanche dit favorable à l'élargissement de l'UE aux Balkans, voire à la Suisse. "J'ai toujours été opposé à l'entrée de la Turquie, pour une raison simple: elle n'est pas en Europe", a lancé le président. "Ce n'est pas la même chose de faire entrer en Europe la Croatie" ou la Suisse, a-t-il estimé. AP
mgh/mw
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