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L'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin a assuré samedi, après ses entretiens avec plusieurs dirigeants chinois, qu'une "situation d'apaisement" des tensions entre Paris et Pékin est "maintenant en place".
Il a par ailleurs rappelé sur France Info qu'il jugeait "inopportune" la décision de faire du dalaï lama un citoyen d'honneur de la Ville de Paris. "Ce n'est pas au moment où le gouvernement cherche à apaiser" les "tensions internationales nées de la situation au Tibet", "qu'une collectivité locale doit chercher à attiser", a-t-il dit en direct depuis la Chine.
"Il y a eu une traduction contestable" de ses propos dans la presse chinoise, a ensuite affirmé M. Raffarin samedi soir sur France-2. "Il y a eu des interprétations".
A la question de savoir si la France et la Chine étaient aujourd'hui réconciliées, le premier vice-président du conseil national de l'UMP a répondu: "Je le crois". "Une situation d'apaisement est maintenant en place. Les Chinois ont entendu les messages de la France", a-t-il affirmé. Le "dialogue" était la "seule voie pour l'apaisement des tensions et donc pour le succès des Jeux olympiques de Pékin".
Rappelant qu'il avait vu le président Hu Jintao et le Premier ministre Wen Jiabao ainsi que le président du comité d'organisation des JO, il a déclaré que "tout le monde fait les gestes nécessaires pour qu'on puisse être dans une situation internationale apaisée comme le souhaitait le président" Nicolas Sarkozy.
Jean-Pierre Raffarin a expliqué avoir relayé les "propositions" du chef de l'Etat français concernant le Tibet et l'"appel au dialogue" de M. Sarkozy. "Si les Chinois ont été impressionnés par les images de violence autour de la flamme olympique, je leur ai dit que les Européens avaient aussi été impressionnés par les images de violences que l'on a vues du Tibet", a souligné l'ancien Premier ministre.
Selon lui, Hu Jintao "a dit clairement qu'il n'était pas bloqué pour une reprise du dialogue avec les représentants du dalaï lama" et posé "trois conditions" qui "paraissent accessibles" à M. Raffarin. "D'une part, pas de sécession du Tibet, deuxièmement l'arrêt de la violence" et "enfin, le soutien aux Jeux olympiques".
"Donc, je pense que les diplomaties sont aujourd'hui en marche", le "dialogue est aujourd'hui en bonne voie et je suis optimiste pour que cet apaisement soit durable", a précisé M. Raffarin. AP
cr/jp
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