Accès aux services
Login :  
Mot de passe :  
OpenID : Ok
Mot de passe oublié ? Inscrivez-vous ici


actu & culture


PEKIN - dimanche 27 avril 2008 à 20h45

Le vice-président chinois demande à la France des "actions concrètes" pour améliorer leurs relations



Après le passage mouvementé de la flamme olympique à Paris, la Chine attend de la France des "actions concrètes" pour améliorer les relations entre les deux pays, a déclaré dimanche le vice-président chinois Xi Jinping, qui a reçu l'émissaire de Nicolas Sarkozy, Jean-David Levitte.

Le conseiller diplomatique du président français a été reçu pour discuter des relations sino-françaises affectées par le passage chaotique à Paris de la flamme olympique le 7 avril dernier.

L'étape française du relais international avant les Jeux de Pékin avait été perturbée par des manifestants dénonçant la situation des droits de l'Homme en Chine et la répression chinoise au Tibet. Avant le passage de la flamme à Paris, Nicolas Sarkozy n'avait lui-même pas exclu un boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Pékin en août prochain.

Sans préciser quelles mesures précises la Chine attendait de la France, le vice-président chinois a souligné que les manifestations parisiennes avaient "heurté les sentiments du peuple chinois et également terni l'image de la France dans l'esprit du peuple chinois".

"Une telle situation dans les relations entre la France et la Chine est ce que nous ne voulons pas voir", a ajouté Xi Jinping, cité par l'agence officielle Chine Nouvelle (Xinhua).

"Nous espérons que la partie française accordera une grande attention aux problèmes actuels, prendra des actions concrètes et travaillera avec la Chine pour surmonter les difficultés, renforcer l'amitié et approfondir la confiance mutuelle", a expliqué le vice-président lors de la rencontre dans la Grande salle du peuple au coeur de Pékin.

L'ambassadeur chinois à Paris, Kong Quan, a estimé pour sa part que les relations entre les deux pays traversaient actuellement "une période toute particulière, sensible". "Mais je qualifie plutôt nos relations d'importantes et sensibles", a déclaré M. Kong, invité du journal de 20h de France-2. "Je mets en avant que ces relations sont excessivement importantes parce que tout simplement nous avons des communautés de vues sur toute une série de grands dossiers internationaux, sur tous les défis auxquels l'humanité fait face".

Alors que des appels au boycott de produits français, dont les hypermarchés Carrefour, s'étaient multipliés en Chine, notamment sur Internet, Nicolas Sarkozy a joué cette semaine la carte de l'apaisement vis-à-vis de Pékin, tout en répétant son souhait de voir le régime chinois ouvrir le dialogue avec le dalaï lama. Le président a envoyé plusieurs messages à la Chine, profitant des passages dans le pays du président du Sénat Christian Poncelet, puis de l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et de son sherpa Jean-David Levitte.

Dans le même temps, Pékin a qualifié de "nouvelle insulte", la décision du conseil de Paris, qui a fait lundi le Dalaï lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains, citoyen d'honneur de la ville de Paris. L'ambassadeur à Paris a affirmé que les Chinois étaient "indignés" de cette décision, qualifiée d'"ingérence dans les affaires intérieures d'un pays souverain".

En fin de semaine, le régime chinois s'est toutefois dit prêt à recevoir un représentant privé du Dalaï lama, annonce aussitôt saluée par Nicolas Sarkozy. "On est prêts à entamer un tour de consultations en vue de la reprise du dialogue", a assuré Kong Quan sur France-2. AP

sb/v0228/jp