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L'Audience nationale espagnole a rejeté lundi une demande d'extradition de l'ancienne présidente argentine Isabel Peron, soupçonnée dans son pays d'avoir autorisé les activités des escadrons de la mort d'extrême droite avant l'installation de la dictature en 1976.
Le tribunal espagnol a estimé que les chefs d'inculpation retenues contre Maria Estela Martinez de Peron ne constituent pas des crimes contre l'humanité et que les faits qui lui sont reprochés sont prescrits.
L'ancienne présidente argentine, âgée de 75 ans, avait été arrêtée en Espagne en janvier dernier et placée sous contrôle judiciaire dans le cadre d'un mandat d'arrêt international lancé par le juge argentin Raul Acosta. Ce dernier enquête sur la disparition du militant de gauche Hector Aldo Fagetti Gallego en février 1976, un mois avant le renversement d'Isabel Peron par un coup d'Etat.
Les autorités argentines avaient adressé deux demandes d'extradition à l'Espagne, souhaitant également interroger l'ancienne présidente sur trois décrets qu'elle a signés en 1975 ordonnant aux forces armées de réprimer les "éléments subversifs" durant cette période turbulente qui précéda la dictature militaire de 1976 à 1983 et qui marqua, pour les défenseurs des droits de l'homme, le véritable point de départ de "la sale guerre".
Isabel Peron, la troisième femme du président Juan Domingo Peron, a présidé le pays de 1974, de la mort de son mari jusqu'au coup d'Etat de mars 1976. AP
jp/v323
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