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actu & culture


PEKIN - mardi 29 avril 2008 à 16h09

Tibet: 30 personnes, dont des moines, condamnées après les émeutes de Lhassa



Trente personnes, dont six moines, ont été condamnées mardi à des peines d'emprisonnement allant de trois ans à la réclusion à perpétuité pour leur rôle dans les émeutes meurtrières de Lhassa au Tibet le mois dernier, rapporte l'agence officielle Chine Nouvelle (Xinhua).

Trois hommes ont été condamnés à la réclusion à perpétuité par le tribunal populaire intermédiaire de Lhassa, parmi lesquels un moine bouddhiste identifié comme Basang, rapporte Xinhua. Selon l'agence officielle, ce dernier était accusé d'avoir conduit un groupe de 10 personnes, dont cinq autres moines, à détruire les bureaux d'administrations locales, incendier des magasins et attaquer des policiers. Sur les cinq autres moines, deux ont écopé de 20 ans de prison, les trois autres de 15.

Un homme identifié comme Soi'nam Cering a également été condamné à la prison à vie. Selon Chine Nouvelle, il s'agit d'un chauffeur d'une compagnie immobilière de Lhassa qui s'est joint aux foules qui ont incendié des voitures, saccagé des commissariats et s'en sont pris aux pompiers.

Le troisième homme condamné à la prison à vie a été présenté comme un homme d'affaires de 30 ans du comté de Lingzhou, à environ 70km à l'est de Lhassa, selon Xinhua. Il a été condamné pour avoir incité d'autres personnes à commettre des incendies criminels, piller des magasins lors des émeutes des 15 et 16 mars.

Les manifestations anti-chinoises avaient commencé le 10 mars dernier à l'initiative des moines bouddhistes avant de dégénérer en violentes émeutes quatre jours plus tard donnant lieu notamment à des incendies d'immeubles dans la capitale tibétaine.

D'après la chaîne CCTV, sept personnes au total ont été condamnées à 15 ans de prison et 20 autres à des peines de trois à 14 ans de prison pour des chefs comprenant incendie volontaire, cambriolage, vol et entrave de l'action des forces de l'ordre.

Pékin a fait état de 22 morts au cours de ces émeutes tandis que les Tibétains en exil estiment largement minoré ce bilan de la violence et de la répression qui a suivi.

L'annonce de ces peines survient au lendemain de la réouverture du monastère bouddhiste de Sera, l'un des trois principaux temples de la capitale tibétaine.

La police et les troupes armées ont encerclé les trois principaux monastères de Lhassa -Sera, Drepung et Ganden- ainsi que le temple sacré de Jokhang au cours de ces manifestations. Ils étaient alors totalement bouclé pour permettre aux autorités d'enquêter sur les moines impliqués dans ces émeutes.

Les visiteurs étrangers n'ont toujours pas le droit de se rendre au Tibet même si des visites groupées chinoises sont autorisées. AP

ma/v108/sb/v400