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Les derniers espoirs des admirateurs de la famille impériale concernant l'éventuelle survie d'enfants du dernier tsar de Russie au massacre de 1918 risquent de s'effondrer. Des tests ADN ont confirmé que les fragments d'os exhumés dans les montagnes de l'Oural sont ceux des deux enfants de Nicolas II, a annoncé mercredi le gouverneur de la région de Sverdlovsk, Edouard Rossel.
Selon le gouverneur, les fragments osseux exhumés l'année dernière près de la ville d'Ekaterinbourg sont bien ceux du prince héritier Alexeï et de sa soeur Maria, dont les restes demeuraient introuvables depuis l'assassinat de la famille impériale en 1918 par les bolchéviques, alors que le pays s'enfonçait dans la guerre civile.
"Le plus grand laboratoire génétique des Etats-Unis a confirmé leur identité", a déclaré M. Rossel, cité par l'agence russe Interfax. "Nous avons à présent retrouvé la famille au grand complet."
Cette confirmation pourrait mettre un terme à l'histoire tourmentée de la famille impériale de Russie et obliger les tsaristes à renoncer à leurs spéculations concernant la survie de deux enfants de Nicolas II à ce massacre.
Des chercheurs ont retrouvé les ossements en 2007 près de la ville d'Ekaterinbourg, non loin de l'endroit où les bolchéviques avaient exécuté le tsar Nicolas II, sa famille et plusieurs de ses domestiques en 1918. Située à quelque 1.700km à l'est de Moscou, Sverdlovsk, la troisième ville du pays, a retrouvé son nom d'Ekaterinbourg après la chute de l'ex-Union soviétique.
Nicolas II a abdiqué en 1917 alors que la Russie était emportée par la ferveur révolutionnaire et fut emprisonné avec sa famille. Le tsar, l'impératrice Alexandra, leur fils et leurs quatre filles furent assassinés le 17 juillet 1918 dans la cave de la maison où ils étaient détenus à Ekaterinbourg.
Après l'effondrement de l'URSS, les restes du tsar, de l'impératrice et de trois de leurs filles ont été exhumés en 1991 et des tests ADN ont depuis confirmé leur identité. La famille a été inhumée en 1998 en la cathédrale de Saint-Pétersbourg puis canonisée en l'an 2000 par l'Eglise russe orthodoxe qui avait cependant émis des doutes sur l'authenticité des ossements impériaux.
Or les restes des deux derniers enfants de Nicolas II, le prince héritier Alexeï et sa soeur Maria, n'avaient pas encore été retrouvés, alimentant l'hypothèse de leur survie au massacre pendant des décennies. AP
boc/ma/v/tl
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