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Le ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner a précisé vendredi que les militaires de la force européenne EUFOR, déployées au Tchad participaient aux recherches des assassins de Pascal Marlinge, l'humanitaire français de Save The Children tué jeudi matin à l'est du pays.
"C'est un crime abominable (...) Il faut trouver ses assassins, la gendarmerie tchadienne est à la recherche de ceux-là. Et puisqu'il y a le déploiement des forces EUFOR, des 17 pays de l'Union Européenne, (...) bien sûr ils sont mobilisés, ils ont cherché depuis hier déjà où étaient passés ces assassins", a déclaré le chef du Quai d'Orsay interrogé sur RTL depuis Londres.
Interrogé sur le fait que le Français ait pu être tué à cause de sa nationalité après l'affaire Arche de Zoé, Bernard Kouchner a démenti: "Ne mélangeons pas ces affaires-là. (...) L'enquête le dira, mais je ne le crois pas du tout".
"Il conduisait le véhicule d'une association anglaise très connue, Save the Children, (...) il n'a pas eu le temps de parler", a estimé le ministre, jugeant les faits comme un "assassinat (...) malheureusement assez fréquent", les "coupeurs de routes" étaient fréquents dans ces zones.
"L'EUFOR va sécuriser la région le mieux possible", a-t-il assuré, évoquant la possibilité à l'avenir que les véhicules humanitaires "signalent leur déplacement et qu'ils soient accompagnés par des patrouilles militaires".
"Il y a eu malheureusement un tir, c'est notre compatriote, Pascal Marlinge qui a été touché à la tête et qui est mort immédiatement. Les assaillants se sont enfuis avec un des véhicules qui depuis a été retrouvé en direction de la frontière soudanaise", a-t-il précisé, estimant que les brigands ont tiré sans doute "parce qu'ils étaient pressés, agités, nerveux, et qu'ils avaient peur".
Bernard Kouchner a répété son soutien à la famille de Pascal Marlinge et aux humanitaires qui l'accompagnaient dans sa mission.
"Isabelle Marlinge (son épouse, NDLR), et sa fille Marie -ils avaient une autre fille encore-, ont réagi de façon extrêment digne. Malgré leur souffrance, elles analysent bien la situation: c'est devenu très très risqué, ça l'a toujours été, mais ça l'est encore plus, de se dévouer pour les autres", a observé celui qui fut l'un des fondateurs de Médecins Sans Frontières.
"Pascal Marlinge était un humanitaire très expérimenté, il avait travaillé dans tous les coins du monde. Au Tchad (...) au Soudan, en Afghanistan, en Irak. Ils avaient vécu avec sa femme 10 ans au Népal pour s'occuper des enfants des rues", a salué le ministre, estimant que c'est "un homme admirable", et un "modèle pour la jeunesse" qui a disparu. AP
lat/ma
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