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Le ministère chinois de la Santé a lancé une alerte sanitaire nationale samedi après la mort de 22 enfants victimes d'un virus intestinal qui semble vouloir se propager hors de la province concernée.
Le gouvernement a fait état d'un épidémie assez importante d'enterovirus 71 dans la province centrale d'Anhui.
Samedi matin, 3.736 cas de gastro-entérite causée par ce virus avaient été signalés dans la ville de Fuyang, soit une augmentation de 415 cas en 24 heures, selon les autorités sanitaires.
Au total, 1.115 malades restent hospitalisés, dont 42 dans un état grave ou critique, précisait-on de même source.
Près de 800 autres cas ont été signalés dans d'autres parties de la province d'Anhui, a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué publié sur son site Internet.
Dans la province de Guangdong, située à 1.700 kilomètres plus au sud, des tests préliminaires réalisés sur un garçon de 18 mois décédé vendredi ont montré qu'il était infecté par ce virus, alors qu'on signalait un deuxième décès suspect, selon l'agence Chine Nouvelle.
Le régime chinois est d'autant plus prompt à réagir que les Jeux olympiques commenceront dans moins de 100 jours à Pékin et que des centaines de milliers d'étrangers sont attendus. L'épidémie réveille le souvenir douloureux de celle de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère). Partie de Canton (sud), elle avait fait 774 morts de par le monde entre la fin 2002 et le début 2003. La lenteur de réaction et le silence de la Chine avaient été critiqués. Pékin avait dû présenter des excuses au monde entier. Il n'existe par de vaccin pour le virus EV-71. AP
st/pyr/v214
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