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Deux représentants du dalaï lama entameront des discussions sur le Tibet avec des responsables chinois dimanche à Shenzen, dans le sud de la Chine, pour la première fois depuis les émeutes de Lhassa début mars, selon le "Premier ministre" du gouvernement tibétain en exil en Inde, Samdhong Rinpoche.
Les détails de la rencontre n'ont pas été communiqués, mais Rinpoche a déclaré à l'Associated Press qu'il était "certain que quelque chose de bon en ressortira".
"Nos espoirs sont élevés, mais ce n'est qu'un petit pas dans un long processus", a-t-il cependant averti.
L'agence de presse Chine Nouvelle a confirmé que deux hauts responsables du Parti communiste s'entretiendraient avec les émissaires tibétains. Chine Nouvelle n'a pas précisé où la rencontre aura lieu, pour ce qu'elle a qualifié de "contacts et de consultations".
Le bureau du chef spirituel des bouddhistes tibétains a fait savoir vendredi que les deux émissaires, Lodi Gyari et Kelsang Gyaltsen, étaient arrivés à Hong Kong et auraient "des discussions informelles avec des représentants de la direction chinoise".
Ils feront part de leur "profonde inquiétude" au sujet de la gestion de la situation au Tibet et présenteront "des suggestions pour amener la paix dans la région", selon un communiqué du gouvernement en exil à Dharamsala.
A moins de 100 jours des Jeux olympiques de Pékin, la Chine a fini par réagir aux appels de la communauté internationale à la négociation avec le dalaï lama.
Samedi, dans la presse chinoise, deux articles continuaient d'accuser le dalaï lama et "sa clique", selon la terminologie officielle, d'organiser des émeutes pour obtenir l'indépendance de la petite province de l'ouest de l'Himalaya.
Le dalaï lama, qui a fui le Tibet lors du soulèvement de 1959 réprimé par le gouvernement chinois, assure qu'il ne veut pas l'indépendance de sa terre natale mais une vaste autonomie. Il accuse le régime de mener un "génocide culturel" au Tibet.
Thubten Samphal, porte-parole du gouvernement tibétain en exil, a déclaré que les émissaires resteraient en Chine pendant trois jours. "La crise au Tibet devrait être finie avant qu'on puisse avoir des discussions officielles", a-t-il ajouté.
La Chine affirme que 22 personnes sont mortes dans les violences dans la capitale Lhassa mais les groupes de défense du Tibet jugent le bilan bien plus important, aussi bien dans cette province que dans les autres, voisines, abritant une forte communauté tibétaine dans l'ouest de la Chine. AP
st/mgh/pyr/v200
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