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Le président chinois Hu Jintao a déclaré espérer "un résultat positif" des discussions qui devaient commencer dimanche entre des responsables chinois et deux représentants du dalaï lama. c'est la première rencontre du genre depuis les émeutes au Tibet sévèrement réprimées par Pékin au mois de mars.
"J'espère que les contacts avec le camp du dalaï lama produiront un résultat positif", a-t-il affirmé à des journalistes japonais à Pékin, selon l'agence de presse Chine Nouvelle.
Hu Jintao a souligné que cette rencontre avait été organisée suite aux demandes répétées des proches du dalaï lama en faveur d'une reprise des pourparlers. "Notre politique vis-à-vis du dalaï lama est claire et cohérente, et la porte du dialogue reste ouverte", a-t-il déclaré, selon l'agence de presse Chine Nouvelle.
Samdhong Rinpoche, le "Premier ministre" du gouvernement tibétain en exil basé à Dharamsala, en Inde, a affirmé dimanche que les émissaires se trouvaient à Shenzen, dans le sud de la Chine, et que les pourparlers avaient commencé dans la matinée.
Les entretiens devraient durer une journée ou deux, selon le "Premier ministre" du gouvernement tibétain en exil, qui s'est également montré optimiste, tout en soulignant que "ce n'est qu'un petit pas dans un long processus".
Selon une dépêche de l'agence de presse officielle Chine nouvelle, les émissaires du chef des bouddhistes tibétains, Lodi Gyari et Kelsang Gyaltsen, devaient rencontrer deux vice-ministres du Département du travail du front uni du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), chargé des relations avec les organisations de masse hors du PCC.
Samdhong Rinpoche a déclaré samedi lors d'un rassemblement public à Dharamsala que les envoyés du dalaï lama étaient chargés d'engager un dialogue pour relâcher les tensions dans les régions tibétaines chinoises et d'expliquer que le dalaï lama n'a pas, contrairement aux accusations de Pékin, fomenté les troubles de mars. La Chine fait officiellement état de 22 morts dans les violences de Lhassa, tandis que les groupes de défense du Tibet jugent le bilan bien plus important, aussi bien dans cette province que dans les autres, voisines, abritant une forte communauté tibétaine dans l'ouest de la Chine. Le gouvernement en exil a évoqué plus de 140 victimes.
Pékin accuse le dalaï lama de vouloir obtenir l'indépendance du Tibet mais le chef spirituel des Tibétains, en exil en Inde depuis le soulèvement tibétain de 1959 réprimé par les forces chinoises, assure qu'il ne souhaite qu'une large autonomie de cette région himalayenne. AP
st/pyr/v106
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