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Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a assuré mercredi que la France était prête à intervenir en Birmanie pour aider les victimes du cyclone, grâce à des navires postés à proximité, et attendait toujours le feu vert de la junte.
Interrogé sur France Inter, Bernard Kouchner a assuré que des personnels de la sécurité civile, mobilisés dans le cadre d'une "cellule de crise" interministérielle, étaient "prêts" à partir, mais qu'ils attendaient toujours des visas de l'ambassade birmane à Paris.
"Nous avons même nos bateaux, et des hélicoptères à bord, qui sont en face l'Irrawaddy (fleuve birman dont le delta a été particulièrement touché, NDLR), avec des bateaux anglais et indiens car il y avait une manoeuvre navale prévue, et ils sont à leur disposition. Nous pourrions intervenir dans les heures, voire les minutes qui viennent" si la Birmanie l'autorisait, a assuré le chef du Quai d'Orsay.
Le ministre des Affaires étrangères a déploré à nouveau "la position très dure des autorités birmanes" de ne pas laisser l'aide internationale intervenir directement. Avec son homologue britannique David Miliband, auquel a téléphoné mardi soir, ils vont publier prochainement une tribune commune "pour exiger cet accès aux victimes", a-t-il annoncé.
Confirmant que la France allait donner 200.000 euros d'aide d'urgence, M. Kouchner a par ailleurs précisé que quatre ONG françaises étaient présentes en Birmanie: Médecins du Monde, Aide médicale internationale, Action contre la Faim, et la Croix Rouge Française. "C'est à travers eux qu'il faudra faire passer l'aide au plus vite", a-t-il précisé. AP
lat/ljg
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