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L'opposition zimbabwéenne a fait savoir vendredi qu'aucun de ses représentants ne rencontrerait Thabo Mbeki à l'occasion de sa nouvelle visite dans le pays. Aux yeux des partisans de Morgan Tsvangirai, un successeur doit être trouvé au président sud-africain pour faire office de médiateur dans la crise politique que connaît le Zimbabwe.
Vendredi, le président zimbabwéen Robert Mugabe est venu accueillir à l'aéroport Thabo Mbeki, en visite pour la troisième fois dans le pays comme médiateur de la Communauté de développement de l'Afrique australe. Les deux hommes se sont ensuite entretenus pendant près de quatre heures.
M. Mbeki devait quitter le Zimbabwe dans la journée. Mais le dirigeant de l'opposition Morgan Tsvangirai a précisé qu'il ne s'entretiendrait pas avec le président sud-africain, qu'il accuse de partialité, a expliqué George Sibotshiwe, porte-parole de l'opposition.
M. Tsvangirai "n'a pas confiance en Mbeki" et l'a appelé à s'effacer au profit du président zambien Levy Mwanawasa, qu'il aimerait voir jouer le rôle de médiateur, a-t-il ajouté.
La situation politique est tendue au Zimbabwe, où Morgan Tsvangirai affirme avoir remporté la présidentielle du 29 mars face à Robert Mugabe.
La semaine dernière, la commission électorale a déclaré que le chef de l'opposition avait recueilli la majeure partie des suffrages, mais pas assez pour échapper à un second tour.
Le parti de M. Tsvangirai, le Mouvement pour le changement démocratique, devrait annoncer samedi en Afrique du Sud s'il prend part à un second tour. Aucune date n'a été fixée pour le scrutin, bien que Mugabe ait déjà commencé à faire campagne. AP
cr/v524
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