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Le projet d'Union pour la Méditerranée sera "différent" du processus de Barcelone, a déclaré lundi à Alger le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner.
"Le projet d'Union pour la Méditerranée doit être différent et sera différent de ce qu'on a appelé le processus de Barcelone", a-t-il souligné à l'issue d'un entretien avec le président algérien Abdelaziz Boutelika.
Le "processus de Barcelone" associe depuis 1995 l'UE et dix pays du sud de la Méditerranée.
Le chef de la diplomatie française a précisé qu'il avait notamment été question lors de sa rencontre avec M. Bouteflika de "la place de l'Algérie et de la rive sud" dans ce projet.
"Nous avons eu l'occasion d'éclairer un certain nombre de ces directions qui, à mon avis et du point de vue de la France, sont très prometteuses, et j'espère que le président Bouteflika partage ce sentiment", a-t-il dit.
M. Kouchner a relevé qu'au cours de cette entrevue "le président Boutelika a non seulement posé des questions" mais a "apporté des éléments de réponse aux questions et aux problèmes qui se posent entre nos deux pays et qui ne sont pas tous le fruit de notre histoire commune mais aussi des temps nouveaux, des temps du développement de l'Union pour la Méditerranée".
Il a expliqué que les entretiens bilatéraux se poursuivraient à l'occasion de prochaines visites en Algérie de responsables français. Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo est attendu à Alger pour fin mai avant la venue du Premier ministre François Fillon à une date qui n'a pas été indiquée par M. Kouchner.
Avant son entretien avec le président Abdelaziz Boutelika, le chef de la diplomatie française a rencontré son homologue Mourad Médelci. Après cet entretien, il a notamment indiqué qu'il était venu "dans un milieu fraternel" et que sa visite était "l'occasion de discuter entre gens qui se disent la vérité et qui ont des intérêts communs". AP
xoao/cov/cr
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