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"L'Italie n'a pas de temps à perdre". Un mois après la victoire de son camp aux élections législatives, le président du Conseil Silvio Berlusconi a dévoilé mardi son programme de gouvernement, centré essentiellement sur le redressement de l'économie d'un pays qui risque la récession.
Dans un discours de politique générale d'une trentaine de minutes, "Il Cavaliere" a présenté les grandes lignes de son projet devant les députés, alors que son gouvernement, issu d'une victoire confortable lors du scrutin des 13 et 14 avril, devrait obtenir facilement la confiance de la Chambre basse mercredi, et celle du Sénat jeudi.
"Ce pays doit se remettre sur pied", a déclaré Berlusconi, reprenant son slogan de campagne. "Il a tout le potentiel pour prendre un nouveau chemin et entrer dans une nouvelle ère, qui doit être celle de la croissance".
Pour contrer le ralentissement de la quatrième économie de l'Union européenne, le président du Conseil mise sur une meilleure gestion des comptes publics et sur un allégement de la fiscalité. Il s'est engagé à réduire la taxe de propriété sur les résidences principales et à encourager les heures supplémentaires par des exonérations d'impôts. Les régions bénéficieront par ailleurs d'une plus grande autonomie pour décider de la fiscalité locale.
Il a également affirmé sa volonté de réformer l'Etat afin de réduire ses dépenses. Il veut donc alléger son fonctionnement en diminuant le nombre de collectivités locales et en accélérant la prise de décisions. Pour ce faire, il en a appelé au dialogue avec l'opposition de centre-gauche pour faire adopter ces réformes jugées nécessaires par les observateurs et qui devraient aussi conduire à la réduction du nombre de parlementaires, qui sont près d'un millier aujourd'hui.
Piero Fassino, chef de file des Démocrates de gauche, a affirmé que l'opposition ne serait pas "sourde ou aveugle" aux besoins du pays. Fait rare dans une Italie où le clivage gauche-droite est très marqué, il a assuré que les démocrates de gauche étaient "prêts à avoir un dialogue sur les réformes visant à moderniser l'Italie".
Autre priorité du gouvernement Berlusconi: la résolution de la crise de collecte des ordures à Naples. Le président du Conseil a ainsi réaffirmé que le premier véritable conseil des ministres se tiendrait la semaine prochaine dans cette ville du sud du pays, comme il l'avait promis pendant la campagne. Il s'est également engagé à lutter contre le crime organisé.
Silvio Berlusconi n'a consacré qu'une courte partie de son discours de politique générale aux Affaires étrangères, principalement au Proche-Orient. Celui qui s'était présenté lors de son précédent mandat comme un ami proche d'Israël a réaffirmé le droit de ce pays à l'existence en paix, tout en soutenant la revendication des Palestiniens à un Etat indépendant. AP
jp/v
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