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Le président équatorien Rafael Correa a réaffirmé mardi à Nicolas Sarkozy la "disponibilité" de son pays pour contribuer à la libération des otages des FARC en Colombie, dont la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, enlevée en février 2002. "La France pourra toujours compter sur l'Equateur", a-t-il dit.
"La France pourra toujours compter sur l'Equateur pour l'action humanitaire pour la libération des otages", a-t-il déclaré à l'issue d'un entretien à l'Elysée avec le président français. "Si la médiation de l'Equateur est requise, si le territoire de l'Equateur est requis, nous dirons: 'nous sommes tout à fait d'accord'", a-t-il affirmé.
Il a d'ailleurs lancé "un appel" aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) en leur demandant "de libérer immédiatement, inconditionnellement, tous les otages".
"Nous espérons surtout que la Colombie va être prête non seulement à appuyer la libération des otages mais encore à aller vers une solution pacifique" et "surtout pas militaire", a-t-il ajouté. "Car la solution militaire, ce sont du sang et des larmes".
Nicolas Sarkozy "sait très bien sur qui il peut compter et sur qui il vaut mieux qu'il ne compte pas", a assuré Rafael Correa.
L'opération militaire colombienne en territoire équatorien, qui avait fait 25 morts dont le numéro deux des FARC Raul Reyes en mars dernier, avait donné lieu à de vives tensions entre Quito et Bogota.
Le président colombien Alvaro Uribe avait ensuite assuré que des documents saisis dans l'ordinateur de Reyes faisaient apparaître un financement par les FARC de la campagne présidentielle de M. Correa en 2006.
Rafael Correa a de nouveau dénoncé mardi "l"agression verbale, médiatisée" d'Alvaro Uribe à l'égard de son pays. "Nous sommes tout à fait prêts à reprendre les relations, mais à partir du moment où le gouvernement colombien cessera de nous calomnier", a-t-il prévenu.
Cette visite était la première visite officielle d'un président équatorien depuis 1991. Selon l'Elysée, Nicolas Sarkozy a "plaidé pour l'apaisement et le dialogue" et "rappelé que chaque Etat a le droit au respect de sa sécurité, mais aussi de sa souveraineté".
Il a "remercié le président Correa pour ses efforts humanitaires et pour sa volonté constante d'oeuvrer pour leur libération".
Le président français s'est aussi dit prêt "à titre bilatéral et dans le cadre de l'Union européenne, à apporter son soutien au plan 'Ecuador'" destiné à corriger, par le développement économique et social, l'impact négatif de la situation en Colombie dans la zone frontalière. AP
co/cov/cr
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