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Un attentat au fourgon piégé a fait au moins un mort et quatre blessés dans une caserne de la Garde civile au Pays basque espagnol, peu avant 3h00 du matin mercredi.
Cet premier attentat meurtrier attribué à l'organisation séparatiste basque ETA depuis deux mois visait une caserne de la Garde civile de Legutiano, à 17km de Vitoria, la capitale régionale.
La forte charge explosive a creusé un cratère de plusieurs mètres et des bâtiments environnants ont été endommagés par la déflagration. L'explosion, qui a été entendue à plusieurs kilomètres à la ronde.
La victime, Juan Manuel Pinuel Villalon, 41 ans, était marié et père d'un enfant. Il n'était affecté à ce poste que depuis deux mois.
Le bâtiment abritait 29 personnes au moment de l'attentat, y compris cinq enfants, parmi lesquels des bébés, a précisé le ministre de l'Intérieur Alfredo Perez Rubalcaba, venu inspecter le lieu de l'attentat. ETA a "échoué car il voulait provoquer un massacre, mais pas complètement car il a tué un innocent qui ne faisait que son travail", a-t-il ajouté.
L'information avait été donnée dans la nuit par le quotidien espagnol "El Pais" sur son site Internet. Au moins deux personnes étaient toujours coincées sous les décombres, dont l'officier décédé. Un autre a pu être extrait, blessé.
A Madrid, une minute de silence pour les victimes a été observée lors d'une cérémonie militaire au palais royal, ainsi qu'aux Cortès.
Le président du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero devait se rendre à Vitoria plus tard mercredi, avant de s'envoler pour une tournée en Amérique latine.
Le dernier attentat meurtrier attribué à ETA remonte au 7 mars, avec l'assassinat d'un ex-conseiller municipal socialiste dans la ville basque de Mondragon, deux jours avant les élections générales remportées par le PSOE de Zapatero.
L'organisation clandestine ETA a perpétré plus d'une vingtaine d'attentats depuis son annonce unilatérale de la fin du cessez-le-feu en décembre 2006 après l'échec des négociations de paix avec le gouvernement espagnol qui a refusé toute concession. Depuis décembre 2006, le bilan est de six morts dont le garde civil tué dans la nuit de mardi à mercredi. AP
ca-ma/v121/nc
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