Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a estimé samedi que le processus de réconciliation nationale en Afghanistan devrait passer par les talibans.
"A un moment donné, il faut bien qu'elle passe par les talibans ou par ceux qui parlent en leur nom", a jugé le ministre des Affaires étrangères à l'occasion de l'ouverture à Paris d'un forum international de la société civile et du secteur privé en soutien à l'Afghanistan.
"Je ne peux pas dire que je sois contre ou que je sois pour, ce n'est pas à moi, à la France, de demander. C'est aux Afghans", a-t-il ajouté devant la presse, assurant qu'"il n'y aura pas de contact de notre part (avec la milice fondamentaliste, NDLR) sans l'accord des Afghans".
Evoquant la présence militaire internationale en Afghanistan, à laquelle la France a décidé d'apporter une contribution supplémentaire, M. Kouchner a parlé d'une "nécessité". Il a cependant admis que "la solution durable ne peut être seulement militaire" et "passe forcément par la combinaison d'une dynamique politique, d'une présence militaire et d'efforts majeurs pour la reconstruction".
Pour cela, a-t-il dit, il est préférable que la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) ne s'éternise pas. "Il ne faut pas qu'on donne l'impression d'une opération qui va durer un siècle", a souligné le ministre. "Le grand danger, c'est de se transformer en force d'occupation".
Le forum de la société civile et du secteur privé se tenait samedi en présence d'ONG, d'intellectuels et d'entrepreneurs engagés en Afghanistan, dont la réflexion commune doit nourrir les travaux de la conférence ministérielle du 12 juin prochain à Paris.
Co-présidée par les présidents français Nicolas Sarkozy et afghan Hamid Karzaï et par le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, cette conférence internationale de soutien à l'Afghanistan réunira les ministres et représentants des quelque 80 pays et organisations impliqués dans la reconstruction du pays.
Pour M. Kouchner, la conférence de Paris "doit affirmer la nécessaire appropriation par les Afghans de leur destin national", tout en renforçant "les capacités des autorités afghanes dans la conduite de la reconstruction, y compris en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption". AP
tl/us/mw
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|