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actu & culture


PARIS - samedi 24 mai 2008 à 21h23

Une information judiciaire ouverte contre les quatre Etarras présumés



Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire à la suite de l'interpellation cette semaine de quatre militants présumés de l'ETA à Bordeaux et d'un sympathisant présumé dans la région de Bayonne, a annoncé le procureur de la République du tribunal de grande instance de Paris dans un communiqué.

Interpellés mardi à Bordeaux (Gironde), les quatre Espagnols, parmi lesquels figure le probable chef politique et militaire de l'organisation séparatiste basque, ont été déférés au parquet de Paris en compagnie d'un cinquième suspect, un Français âgé de 75 ans appréhendé mercredi dans la région de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) pour avoir loué l'appartement girondin au groupe.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête mardi qu'il a confiée à la sous-direction anti-terroriste (SDAT) de la Direction centrale de la police judiciaire, précise le communiqué. L'information judiciaire a été confiée à Laurence Le Vert et Yves Jannier, magistrats instructeurs du pôle anti-terroriste du tribunal de grande instance de Paris.

Cette information judiciaire porte notamment sur des soupçons d'association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme et de recels de vols avec arme.

"Le maximum des peines encourues est de 30 années de réclusion criminelle", d'après le procureur. Le parquet a requis le placement des cinq prévenus sous mandat de dépôt à l'issue de leur mise en examen.

Les autorités françaises et espagnoles qui opéraient ensemble ont identifié les quatre militants présumés d'ETA comme étant Francisco Javier López Peña, alias "Thierry", recherché depuis plus de 20 ans, considéré comme le chef politique et militaire de l'ETA et qui serait "impliqué dans des attentats en Espagne"; Ainhoa Ozaeta Mendiondo, Igor Suberbiola et Jon Salaberría.

Quatre armes de poing, du chlorate de sodium pouvant servir à fabriquer des engins explosifs, des retardateurs, des faux documents d'identité français et espagnols, des ordinateurs et des documents en basque ont été saisis dans le logement occupé à Bordeaux par les quatre suspects, selon une source policière française.

L'ETA a perpétré une vingtaine d'attentats depuis son annonce unilatérale de la fin du cessez-le-feu en décembre 2006, après l'échec des négociations de paix avec le gouvernement espagnol. Depuis décembre 2006, le bilan est de six morts. L'ETA, considérée comme une organisation terroriste par l'Espagne, l'Union européenne et les Etats-Unis, est accusée d'avoir tué plus de 825 personnes depuis la fin des années 1960. AP

st/com




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