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actu & culture


PARIS - dimanche 25 mai 2008 à 12h18

Colombie: la France reste "prudente" après l'annonce de la mort de Marulanda



Si elle était confirmée par les FARC, l'annonce faite par les autorités colombiennes du décès du chef historique de ce mouvement de la guérilla, Manuel Marulanda, serait accueillie en France "avec une très grande joie", du fait de l'espoir qu'elle susciterait pour la libération des otages, a affirmé dimanche la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade qui a toutefois voulu rester "prudente".

Quant à savoir si la France restait disponible pour accueillir sur son territoire des membres de FARC qui renonceraient à la lutte armée, elle s'est montrée évasive. "Le président (Sarkozy) l'a dit, il n'est pas revenu sur cette déclaration", a-t-elle observé sur Radio J, ajoutant qu'il "faut voir comment se passent aujourd'hui les événements en Colombie".

"Ce n'est pas la première fois que de telles annonces sont faites", a-t-elle déclaré au sujet de l'annonce du décès de "Tirofijo". "Néanmoins, (...) si cette information était confirmée, nous l'accueillerions avec une très grande joie, puisque ce serait le début de la fin ou, nous l'espérons en tout cas, du calvaire d'Ingrid Betancourt".

Toutefois, faute d'une officialisation de l'information par Bogota et les FARC, Mme Yade préfère "être prudente à ce stade".

Dans ce contexte, et compte tenu de "la complexité du dossier, de la région, de cette affaire, des relations avec les FARC", la secrétaire d'Etat se contente d'exprimer "un espoir et en même temps une certaine prudence, dans l'attente qu'effectivement il y ait une confirmation".

Sans vouloir "se réjouir de la mort d'un homme", elle a laissé entendre que la disparition de Manuel Marulanda pourrait entraîner la fin des FARC et, par voie de conséquence, une possible issue pour les otages de la guérilla.

Selon elle, "on peut s'attendre à ce que, si la situation se débloque, si les négociations sont facilitées, il puisse y avoir un porte de sortie ou une ouverture quant à la libération des otages". Interrogée sur l'offre de "liberté conditionnelle" faite par Bogota aux rebelles des FARC qui déserteraient, Rama Yade a pris "acte des déclarations du président Alvaro Uribe, dont nous connaissons le rôle dans les négociations". AP

tl/mw




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