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La police birmane a arrêté mardi une vingtaine de partisans de l'opposante Aung San Suu Kyi, alors qu'on attendait une décision de la junte militaire au pouvoir sur la prolongation ou non de l'assignation à domicile de la prix Nobel de la Paix.
Les membres de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), se rendaient du siège de leur parti au domicile de Suu Kyi à Rangoon lorsque des policiers anti-émeute les ont emmenés dans un fourgon. Environ 25 d'entre eux ont été arrêtés, selon des témoins.
On ignorait pour l'heure où le fourgon s'était dirigé.
La sécurité autour de la maison de Suu Kyi a été renforcée mardi, alors que la junte militaire au pouvoir fait face au choix de renouveler ou non son assignation à domicile pour une durée d'un an.
Le régime ne s'est pas exprimé mardi, laissant planer le doute sur la date exacte de l'échéance. Mais selon le porte-parole de la LND Nyan Win, la période actuelle de consignation à domicile de Suu Kyi venait à expiration mardi soir.
Symbole de la répression du régime militaire, Suu Kyi a passé plus de 12 des dernières 18 années assignée à domicile, après que la junte ait refusé de reconnaître la victoire de la LND aux élections en 1990.
La junte n'a donné aucune indication selon laquelle elle compterait relâcher les mesures contre la principale opposante du pays. Mais l'expiration de son assignation à domicile intervient à un moment délicat pour le régime, fortement critiqué pour ses efforts insuffisants face à la dévastation du cyclone Nargis et son refus d'ouvrir ses frontières à l'aide internationale, même si elle a assuré ce week-end qu'elle laisserait désormais les organisations humanitaires faire leur travail. Le cyclone a fait au moins 78.000 morts et 56.000 disparus selon le bilan officiel.
Les généraux avaient déjà été très critiqués par la communauté internationale suite à la répression musclée des manifestations pro-démocratie en septembre dernier.
Mardi, le ministre indonésien des Affaires étrangères Hassan Wirayuda a appelé la junte birmane a remettre Suu Kyi en liberté, soutenant que ce serait un beau geste pour remercier la communauté internationale pour son aide après le cyclone, soulignant cependant qu'il n'était "pas optimiste". AP
mgh/v128
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