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actu & culture


PARIS - samedi 14 juin 2008 à 12h30

Traité de Lisbonne: Nicolas Sarkozy appelle à la poursuite de la ratification pour éviter "une crise"



Au lendemain de l'annonce du "non" irlandais au traité de Lisbonne, Nicolas Sarkozy a renouvelé samedi son appel à la poursuite du processus de ratification pour que "cet incident irlandais ne devienne pas une crise". Pour le président français, "beaucoup d'Européens ne comprennent pas la façon dont on construit l'Europe en ce moment" et il faut en tenir compte "très rapidement".

"Ce non est une difficulté de plus", a reconnu M. Sarkozy, alors que la France s'apprête à prendre la présidence de l'UE au 1er juillet.

"Le 'non' irlandais, c'est une réalité politique (...) le peuple irlandais s'est prononcé, il faut l'accepter", a-t-il noté lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue américain George W. Bush à l'Elysée.

"Par rapport à cela, nous pensons avec Mme (la chancelière allemande Angela) Merkel qu'il faut continuer le processus de ratification, puisqu'aujourd'hui 18 Etats européens ont ratifié", a-t-il rappelé, réitérant l'appel de la déclaration franco-allemande de la veille.

"Il faut que les autres continuent à ratifier, c'est d'ailleurs l'intention de Gordon Brown (le Premier ministre britannique) qui me l'a dit au téléphone hier, de façon à ce que cet incident irlandais ne devienne pas une crise", a souligné le président français.

Mais dans le même temps, "il faut qu'on réfléchisse tous ensemble. Ce n'est pas un hasard, ce n'est pas une surprise", a-t-il noté. "Beaucoup d'Européens ne comprennent pas la façon dont on construit l'Europe en ce moment. Faut qu'on en tienne compte, et qu'on en tienne compte très rapidement et qu'on change notre façon de faire l'Europe".

L'Europe a été conçue pour protéger "et tant d'Européens pensent que l'Europe ça inquiète", a-t-il expliqué. "A nous d'en tenir compte". "J'ai bien l'intention que nous prenions des initiatives, je pense à une politique européenne de l'immigration", a-t-il annoncé, citant également une "réponse européenne" à la flambée des prix du pétrole.

"Nous avons me semble-t-il un devoir d'être plus efficace au service de la vie quotidienne des Européens", a-t-il estimé, disant voir dans le "non" irlandais "un appel à faire davantage, mieux, différemment".

"Ca ne va pas simplifier la tâche de la présidence française, mais pour être passionnant, c'est passionnant", a-t-il conclu. AP

sb/nc




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