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Les présidents américain et français ont appelé samedi, chacun à sa manière, le président syrien Bachar el-Assad à se désolidariser de son allié iranien.
"Cessez d'être de connivence avec les Iraniens, cessez d'abriter les terroristes, soyez une force constructive au Moyen-Orient, contribuez à la création d'un Etat palestinien, faites comprendre au Hamas que la terreur doit cesser", a sèchement lancé George W. Bush en direction du raïs de Damas: "il y a une démarche différente pour la Syrie", a-t-il jugé.
"Dites clairement à vos alliés iraniens que l'Occident est tout à fait sérieux" sur l'interdiction de l'enrichissement de l'uranium et aussi que le Hezbollah "est une force de déstabilisation au Liban et ailleurs", a ajouté George W. Bush.
Nicolas Sarkozy a pour sa part donné la priorité à la question libanaise: "nous sommes totalement d'accord sur la nécessité de garantir l'indépendance du Liban".
Quant au risque de voir Téhéran se doter de l'arme nucléaire, c'est un "sujet de préoccupation majeur" et il faut que "la Syrie se désolidarise le plus possible de l'Iran dans sa quête", a-t-il ajouté. Paris qui y avait mis comme condition l'élection d'un président au Liban sans ingérence syrienne a "repris contact" avec Damas.
Revenant sur le sujet délicat pour lui du sommet de l'Union pour la Méditerranée, Nicolas Sarkozy a enfin ajouté, évoquant à demi-mot la querelle suscitée par l'invitation de Bachar el-Assad aux cérémonies du 14-Juillet: "à ma connaissance la Syrie fait partie des pays méditerranéens. Si on commence, quand on fait le tour de la Méditerranée à n'inviter que ceux qui correspondent aux critères qui sont exactement les nôtres, on risque de faire une réunion où il y a peu de monde". AP
nc/v/sb
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