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Le président américain George W. Bush ne souhaite pas que la Grande-Bretagne porte préjudice à la coalition en Irak en retirant ses troupes trop précocément, croit savoir dimanche le journal "The Observer".
M. Bush, qui doit rencontrer le Premier ministre britannique Gordon Brown ce dimanche à Londres, a souhaité qu'il n'y ait pas de "calendrier définitif" pour le retrait des forces britanniques stationnées en Irak, précise le journal.
"Je suis convaincu que, comme moi, il (Gordon Brown) écoutera nos commandants et s'assurera que les sacrifices que nous faisons ne seront pas amoindris par des retraits qui ne seraient pas garantis à ce stade", a ajouté le chef de la Maison Blanche, cité par l'"Observer".
Ses propos faisaient suite à une information de la BBC selon laquelle Londres pourrait décider d'une date pour le retrait de ses troupes dans un délai de quelques mois. Cette possibilité a été qualifiée de spéculation par des responsables britanniques.
La Grande-Bretagne dispose encore de 4.000 hommes dans le sud de l'Irak. Ce contingent est confiné sur une base proche de Bassorah.
L'armée britannique prévoyait de retirer 1.500 hommes supplémentaires, mais le projet a été suspendu à la suite d'une flambée de violence à Bassorah en mars dernier.
La Maison Blanche a assuré qu'il n'existait auncun désaccord sur cette question entre MM. Bush et Brown. Downing Street a renchéri en affirmant qu'il n'était pas dans les habitudes du gouvernement britannique de fixer des "calendriers arbitraires".
"Il n'y a pas de divergence entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni sur la stratégie pour l'Irak", a souligné Gordon Johndroe, porte-parole du Conseil national de sécurité, interrogé lors de la visite à Paris du président Bush, actuellement en tournée européenne. AP
tl/v191
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