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George W. Bush est arrivé dimanche en Grande-Bretagne, dernière étape de sa tournée d'adieu à l'Europe qui sera notamment consacrée à l'Irak. Après avoir rencontré la reine Elisabeth II, le président américain devait dîner dans la soirée avec le Premier ministre Gordon Brown, avec qui il s'entretiendra de nouveau lundi matin.
Au-delà de l'Irak, les deux hommes aborderont également le dossier nucléaire iranien, a indiqué Stephen Hadley, conseiller national du chef de la Maison Blanche pour la sécurité. Ils s'envoleront également lundi pour l'Irlande du Nord, où George W. Bush devrait évoquer la nécessaire transmission des pouvoirs de la police et de la justice aux autorités nord-irlandaises en vertu de l'accord de paix entre Catholiques et Protestants.
Le président américain devait également prendre le petit déjeuner lundi matin avec Tony Blair, aujourd'hui émissaire du Quartette pour la paix au Proche-Orient.
Arrivant dimanche de Paris, le chef de la Maison Blanche et son épouse Laura ont rencontré la reine Elisabeth II et son époux le prince Philip, l'occasion pour le couple présidentiel américain de visiter Buckingham Palace.
Environ 2.500 personnes étaient rassemblées dimanche soir sur Parliament Saquare, dans le centre de Londres, pour manifester contre la venue de George W. Bush, qui devait dîner non loin de là au 10 Downing Street en compagnie du couple Brown.
Un important dispositif de sécurité était en place pour contenir les manifestants. Au total, la police métropolitaine de Londres a déployé 1.200 agents pour assurer la sécurité de la visite de 24 heures du président américain en Grande-Bretagne.
Quelques heures avant son arrivée, l'hebdomadaire dominical "The Observer" a publié des informations selon lesquelles George W. Bush s'oppose à ce que la Grande-Bretagne fixe un "calendrier définitif" pour le retrait de ses forces en Irak. Ses propos faisaient suite à une information de la BBC selon laquelle Londres pourrait décider d'une date pour le retrait de ses troupes dans un délai de quelques mois.
La Grande-Bretagne dispose encore de 4.000 hommes dans le sud de l'Irak. Ce contingent est confiné sur une base proche de Bassorah. L'armée britannique prévoyait de retirer 1.500 hommes supplémentaires, mais le projet a été suspendu à la suite d'une flambée de violence à Bassorah en mars dernier.
La Maison Blanche a assuré qu'il n'existait aucun désaccord sur cette question entre MM. Bush et Brown. Downing Street a renchéri en affirmant qu'il n'était pas dans les habitudes du gouvernement britannique de fixer des "calendriers arbitraires". AP
jp/v287-373
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