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Achevant sa visite en Grande-Bretagne, dernière étape de sa tournée d'adieux européenne, George W. Bush a salué lundi la décision de Londres d'imposer de nouvelles sanctions à l'Iran et d'envoyer 230 militaires supplémentaires en Afghanistan.
Le président américain et le Premier ministre britannique Gordon Brown ont mis à profit une conférence de presse commune pour affirmer leurs convergences sur une série de questions de politique étrangère. M. Bush a également démenti toute divergence avec M. Brown sur l'Irak, où Londres a réduit sa présence militaire. "C'est un bon partenaire", a-t-il affirmé.
Les deux dirigeants ont fait assaut d'amabilités et souligné leurs positions communes sur le Zimbabwe, la Birmanie ou encore la crise au Darfour. Ils ont ensuite gagné l'Irlande du Nord pour rencontrer les dirigeants du gouvernement biconfessionnel de la province.
M. Bush a serré la main du nouveau Premier ministre nord-irlandais, Peter Robinson, représentant de la majorité protestante, et du vice-Premier ministre catholique Martin McGuinness sur les marches du château de Stormont à Belfast. C'est la première fois que Robinson et McGuinness apparaissaient ensemble en public. "Je suis impressionné par les progrès réalisés vers la paix et la réconciliation (en Irlande du Nord)", a déclaré M. Bush après des entretiens en privé avec les deux hommes.
Un peu plus tôt à Londres, M. Brown a loué la "constance et détermination" de son invité, qui a dit de son côté à propos de son hôte: "Il est intransigeant contre le terrorisme et j'apprécie cela."
M. Brown a annoncé lors de la conférence de presse conjointe de nouvelles sanctions visant à dissuader l'Iran de se doter de l'arme atomique: la Grande-Bretagne va ainsi geler les avoirs de la plus grande banque iranienne, la banque Melli, accusée l'an dernier par Washington d'avoir servi les intérêts du programme nucléaire et de missiles balistiques de Téhéran.
M. Brown compte également pousser ses partenaires lors du sommet européen qui s'ouvre jeudi à Bruxelles à s'entendre sur de nouvelles sanctions de l'Union européenne contre Téhéran.
Selon Michael Ellam, porte-parole de M. Brown, les ministres des Affaires étrangères de l'UE, réunis à Luxembourg, ont convenu de geler les avoirs de la banque Melli. Cristina Gallach, porte-parole du haut représentant de l'UE pour la politique extérieure, Javier Solana, a précisé que les ministres n'ont pas pris officiellement de décision, mais que les Vingt-sept étaient d'accord sur le principe d'un renforcement des sanctions contre l'Iran.
"Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour que l'Iran soit consciente du choix qu'elle doit faire: commencer à jouer son rôle en tant que membre à part entière et respecté de la communauté internationale ou s'isoler un peu plus", a averti M. Brown.
Par ailleurs, le secrétaire à la Défense Des Browne a annoncé lundi le renforcement du contingent britannique en Afghanistan: la Grande-Bretagne va envoyer 230 ingénieurs, experts en logistique et instructeurs militaires, ce qui portera ses effectifs militaires dans le pays à 8.000 hommes, soit leur plus haut niveau à ce jour.
Londres compte actuellement 7.800 soldats en Afghanistan, essentiellement basés dans la province de Helmand (sud). Cent deux soldats britanniques ont trouvé la mort dans le pays, pour la plupart depuis 2006 et la résurgence de l'insurrection talibane.
Sur l'Irak, Gordon Brown a assuré qu'il n'ordonnerait pas de retrait prématuré des 4.000 soldats britanniques encore déployés dans la région de Bassorah (sud). "En Irak, il y a un travail qui doit être fait et nous continuerons à le faire, et il n'y aura pas de calendrier artificiel."
Les soldats britanniques encore présents en Irak se sont repliés à la périphérie de Bassorah après avoir quitté leur quartier général dans le centre de la ville l'an dernier, et ont commencé à se consacrer uniquement à la formation des forces de sécurité irakiennes.
Londres a reporté son projet de procéder au retrait de 1.500 soldats supplémentaires suite aux violences qui ont éclaté à Bassorah en mars. M. Bush a voulu voir lundi dans cette décision le signe que M. Brown ne retirerait les forces britanniques que si la situation le permet. AP
lma/v/nc
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