Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a reconnu lundi la nécessité du nouveau partage du pouvoir au Liban, même s'il donne un poids accru au Hezbollah, aux dépens des modérés soutenus par les Etats-Unis.
"Il est évident que dans tout compromis, il faut des compromis", a souligné Condoleezza Rice lors d'une visite surprise au nouveau président libanais, Michel Sleimane, candidat de consensus élu en mai après six mois de vacance à la présidence.
La montée en puissance du Hezbollah, classé comme organisation terroriste par la Maison Blanche, est difficile à accepter pour Washington, qui s'inquiète de l'influence grandissante de l'Iran au Moyen-Orient et a dépensé des millions pour soutenir le gouvernement libanais ces trois dernières années.
L'intervention de Condoleezza Rice montre néanmoins que le gouvernement de George W. Bush a compris que les dirigeants démocratiques soutenus par les pays occidentaux, et qui ont permis au Liban de mettre fin à trente ans de domination syrienne, ne peuvent diriger seuls le pays.
"C'est un accord qui, je pense, a servi les intérêts du peuple libanais", a expliqué Mme Rice. "Et puisqu'il a servi les intérêts du peuple libanais, il a servi les intérêts des Etats-Unis. Nous soutenons le gouvernement libanais élu démocratiquement".
Condoleezza Rice a ensuite annoncé que Washington soutiendrait une nouvelle initiative diplomatique pour résoudre le conflit territorial opposant le Liban à son voisin Israël.
"Le temps est venu de s'occuper du problème des fermes de Chebaa", a-t-elle déclaré en référence à la zone disputée, située à la frontière commune de la Syrie, du Liban et de l'Etat hébreu. Elle n'a en revanche par répondu lorsqu'un journaliste lui a demandé si cela signifiait que les Etats-Unis feraient pression sur Israël pour la restitution des terres envahies en 1967.
Dimanche, un responsable du Hezbollah, Naïm Kassim, a déclaré sur la chaîne de télévision ANB que son parti ne serait prêt à discuter d'une stratégie militaire visant à protéger le Liban contre une éventuelle attaque israélienne qu'après que l'Etat hébreu aura restitué les fermes du Chebaa, cessé ses survols militaires du Liban et relâché ses prisonniers libanais. AP
pf/v798
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|